
En ce jour de rentrée des vacances de printemps, la commune de Pressac a été le théâtre d’une importante action de protestation. Des dizaines de parents d’élèves, d’habitants et d’élus ont organisé des barrages filtrants ce lundi 20 avril 2026 afin de dénoncer le projet de fermeture d’une classe au sein de leur regroupement pédagogique intercommunal.
Une rentrée scolaire perturbée par des blocages routiers
Dès le lever du jour, une cinquantaine de manifestants se sont rassemblés stratégiquement aux abords de la commune. Sous l’impulsion de l’association des parents d’élèves et des représentants municipaux, le groupe a mis en place des barrages filtrants sur les axes départementaux menant vers Civray et Poitiers, ainsi qu’au niveau du rond-point de la zone artisanale de Chez Boulon. Cette mobilisation matinale avait pour objectif principal d’alerter les automobilistes et de sensibiliser l’opinion publique au sort du regroupement scolaire partagé entre Mauprévoir et Pressac, actuellement menacé par une réorganisation académique.
La crainte de classes surchargées et du déclin des villages
La grogne s’enracine dans l’annonce récente d’une suppression de poste prévue pour la rentrée de septembre prochain. L’organisation actuelle compte quarante-huit élèves répartis sur trois sections, de la maternelle au cours moyen. La disparition annoncée du niveau charnière fait redouter aux parents la création de classes complexes réunissant quatre, voire cinq niveaux d’apprentissage différents. Les familles et les élus locaux voient dans cette décision une dégradation directe des conditions d’enseignement et craignent qu’elle ne constitue qu’une première étape avant la fermeture définitive de leurs écoles, un coup dur pour le dynamisme de ces territoires ruraux.
Une pétition en circulation dans l’attente d’un dialogue
Face à ce qu’ils considèrent comme une absence totale de concertation de la part des autorités éducatives, les acteurs de la commune déploient un argumentaire de défense solide. Ils rappellent la présence d’infrastructures actives sur leurs territoires, telles qu’une zone d’activités, des commerces et un centre de santé, tout en soulignant une prévision de remontée démographique à l’horizon de l’année deux mille vingt-huit. Appuyés par des figures politiques départementales et sénatoriales, les organisateurs ont profité de cette matinée de blocage pour récolter une centaine de signatures auprès des usagers de la route. Une pétition demeure par ailleurs accessible dans les commerces locaux pour maintenir la pression, tandis que les représentants espèrent toujours obtenir une audience auprès du rectorat.


