A Angers, la CFDT monte au créneau pour défendre l’Ademe face aux menaces

Alors qu’un projet de loi visant à réorganiser ses missions et à réduire ses moyens est en préparation, l’Agence de la transition écologique (Ademe) se retrouve au cœur des inquiétudes. Dans un communiqué, la CFDT alerte sur « des attaques » qui dépasseraient le simple cadre budgétaire et viseraient, plus largement, la politique de transition écologique.
Un acteur clé basé à Angers
Installé à Angers, le siège national de l’Ademe joue un rôle structurant dans l’accompagnement des territoires et des entreprises. Chaque année, près de 400 projets sont soutenus en région Pays de la Loire, dont une majorité portée par le secteur économique (62 %), contre 23 % pour les collectivités.
À l’échelle nationale, ce sont environ 8 000 projets qui bénéficient de l’expertise technique et des financements de l’agence. Décarbonation industrielle, développement de réseaux de chaleur renouvelable, adaptation au changement climatique ou encore recyclage des matières premières : les domaines d’intervention sont multiples.
« Derrière l’Ademe, c’est la transition écologique que l’on attaque »
Pour la CFDT, les critiques visant l’établissement public ne sont pas anodines. Le syndicat dénonce « des campagnes de dénigrement et de diffamation » menées depuis plus d’un an par certains responsables politiques et médias.
« Derrière ces attaques sur le budget ou l’organisation de l’agence, c’est la politique de transition écologique qui est visée », estime l’organisation syndicale. Elle souligne que la remise en cause de l’Ademe mettrait en péril des milliers de projets et les emplois associés, dans des secteurs stratégiques pour l’économie française.
Un projet de réforme qui inquiète
Au cœur des préoccupations : un projet de loi qui prévoirait notamment de transférer les effectifs de l’agence vers l’administration et de réduire sa capacité d’intervention. Une orientation que la CFDT juge contre-productive.
« Ce n’est pas en supprimant la capacité d’intervention de l’Ademe ou en la vendant à la découpe que la transition écologique se fera », insiste le syndicat.
Au-delà des missions, les conséquences pour les agents sont également pointées du doigt. La CFDT évoque des impacts importants sur les conditions de travail et appelle à davantage de dialogue social.
Défendre une transition écologique « ambitieuse »
Dans ce contexte, la CFDT réaffirme son attachement à une politique écologique ambitieuse, qu’elle considère comme indissociable de la réindustrialisation et de la compétitivité économique.
« Transition écologique, emploi local, indépendance énergétique et autonomie stratégique sont liés », rappelle le syndicat, qui appelle à maintenir l’Ademe comme « tiers de confiance » auprès des entreprises, des collectivités et des citoyens.


