Des heures d’attente devant le Grand Théâtre : la billetterie du Festival d’Anjou prise d’assaut

Mercredi 29 avril, dès le petit matin, plusieurs personnes prennent place devant le Grand Théâtre d’Angers. À midi, la billetterie du Festival d’Anjou doit ouvrir, mais pour certains, l’attente a commencé bien plus tôt, dans la nuit.
« Certains étaient là depuis 3h20 »
Le directeur artistique du festival, Jean-Robert Charrier, découvre la scène en arrivant sur place.« Je suis arrivé vers 5h45, il faisait encore nuit. Une quinzaine de personnes étaient déjà là, emmitouflées. Certains lisaient, d’autres somnolaient. Tous attendaient midi », raconte-t-il.
Les premiers sont arrivés vers 3h20 du matin. Au fil des heures, la file s’allonge : une cinquantaine de personnes vers 7h, une centaine vers 9h, puis environ 300 juste avant l’ouverture.
Une matinée de ventes intenses
À midi, les guichets ouvrent et les réservations commencent. Sur place comme en ligne, les achats s’enchaînent rapidement. En quelques heures, plus de 20 000 billets sont vendus. Le site du festival enregistre aussi 13 000 connexions dans la journée, avec un pic au moment de l’ouverture.
Une scène qui marque les équipes
Pour Jean-Robert Charrier, cette matinée reste particulière. « Tout m’a touché ce jour-là. Les gens qui attendent dehors la nuit, les équipes qui s’organisent, et ceux qui repartent avec leurs billets en disant qu’ils ont hâte d’y être », confie-t-il. Il évoque aussi les cafés et viennoiseries apportés tôt le matin pour accompagner l’attente.
Un contexte culturel très présent à Angers
Ces derniers jours, la Collégiale Saint-Martin a accueilli l’exposition consacrée à Banksy, qui a rassemblé près de 45 000 visiteurs. Une fréquentation qui s’inscrit dans une période d’activité culturelle soutenue en ville.
Des places encore disponibles
Si plusieurs séances affichent déjà complet, des billets restent en vente pour certains spectacles. Des listes d’attente sont également proposées pour les représentations complètes.
Une édition qui se prépare
Florence Dabin souligne que cet engouement s’inscrit dans une dynamique plus large : « Cet intérêt pour le Festival d’Anjou montre que le public a envie de ces moments-là. Après le succès de Banksy, cela confirme l’attachement à la culture. Dans un monde parfois difficile, ces parenthèses comptent. »


