Grève

Les soignants du CHU d’Angers toujours en grève

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« Soigne et tais-toi ! » : comme le mardi 10 mai dernier, les équipes soignantes de réanimation néonatale, de réanimation péditrique et d’oncopédiatrie du CHU d’Angers, sont en grève.

Les équipes de soignants des services de réanimation néonatale, de réanimation pédiatrique et d’oncopédiatrie sont de nouveau en grève. Les revendications sont toujours sont les mêmes : la prime de soins critique pour tous et des actions de la part directions concernant les postes vacants ou la fermeture des lits. Le mouvement pourrait encore être reconduit.

Ce lundi, les équipes de soignants des services de réanimation néonatale, de réanimation pédiatrique et d’oncopédiatrie sont de nouveau en grève. Comme le 10 mai dernier, les soignants demandent notamment la prime de soins critique, pour tous.

La prime de soins critique

« On est là pour manifester, pour revendiquer (…) le versement d’une prime en soin critique » expliquait une infirmière puéricultrice en néonatalogie, le 10 mai dernier. En janvier, un décret instaure le versement d’une prime de soin critique pour les infirmiers des services de réanimation, de soins intensifs, et de soins continues, d’un montant de 100 euros nets par mois. Ce décret exclut toutes les autres professions qui travaillent pourtant dans le même service : infirmières puéricultrice, auxiliaire de puériculture, aides-soignants. « Il s’agit d’une réelle injustice, d’une réelle inégalité » pour les soignant et soignantes présents lors de la manifestation.

18 lits fermés

À ce jour, 18 lits sont fermés au sein du service pédiatrie, au CHU d’Angers. Pour la direction, la fermeture de ces lits permet de déplacer du personnel là où la demande est la plus forte, pour pallier au personnel manquant. Au CHU d’Angers, dans le service de néonatalogie, « il manque quatorze équivalents temps plein », dû aux arrêts maladie et aux congés maternité non remplacés ou à des postes vacants. Si la direction explique qu’elle n’arrive pas à recruter, pour le personnel « ce n’est pas quelque chose d’entendable ». Une des infirmières présente lors de la manifestation du 10 mai dernier, rappelle que même si les bébés hospitalisés ne sont pas en danger, « il y a quand même un risque d’erreurs » de la part de soignants épuisés. 

« On ne lâchera pas »

« Nous vous proposons de vous retrouver dans le cadre de la grève » explique la direction du CHU d’Angers, dans un mail adressé aux syndicats des soignants. Ce rendez-vous est « un pas en avant vers nous » explique une des responsable du syndicat Union syndicale Solidaires mais « on ne lâchera pas » ajoute un membre de Force ouvrière.

Concernant la demande de rencontre avec l’ARS (Agence Régionale de Santé) et Christophe Béchu, les syndicats restent sans réponse, ni de l’ARS, ni de « Monsieur le ministre » s’amusent les représentants.

La rencontre avec la direction du CHU d’Angers pourrait se faire ce mercredi 25 mai. La grève est reconduite jusqu’à ce rendez-vous.