À Angers, Scania investit 70 millions d’euros pour fabriquer les camions électriques de demain
C’est une annonce qui conforte un peu plus la place d’Angers sur la carte industrielle européenne. Le constructeur suédois Scania va investir 70 millions d’euros dans son usine angevine afin d’y lancer la production de camions électriques. Un projet d’envergure qui pourrait également déboucher sur la création de plusieurs centaines d’emplois dans les années à venir.

L’usine d’Angers au cœur de la stratégie de Scania
Installée à Angers depuis plusieurs décennies, l’usine Scania est l’un des sites industriels majeurs du Maine-et-Loire. Elle emploie aujourd’hui près de 1 500 salariés et assemble chaque année plusieurs dizaines de milliers de poids lourds destinés au transport de marchandises.
Pour accompagner la transition vers des véhicules moins polluants, le groupe suédois a choisi son site angevin pour développer sa future production de camions électriques.
L’investissement prévoit l’extension de l’usine avec la construction d’un nouveau bâtiment ainsi que l’adaptation des chaînes de montage existantes.
Un signal fort pour le territoire, alors que la concurrence entre les sites industriels européens reste particulièrement intense.
Plusieurs centaines d’emplois espérés
Au-delà du montant investi, c’est aussi la perspective d’une montée en puissance de l’emploi qui retient l’attention. Si le marché des poids lourds électriques poursuit sa progression, plusieurs centaines de postes pourraient être créés à Angers dans les prochaines années.
Pour les élus et les acteurs économiques locaux, cette décision confirme la reconnaissance du savoir-faire des équipes angevines au sein du groupe Scania.
« Le site d’Angers constitue un modèle industriel reconnu au sein du groupe pour la qualité de sa production et les compétences de ses salariés », souligne les ministres des transports et de l’Industrie dans le cadre de ce projet.
Le pari du camion électrique
Aujourd’hui encore, les camions électriques restent minoritaires sur les routes françaises. Ils représentent environ 2 % des ventes de poids lourds dans l’Hexagone, contre 18 % aux Pays-Bas et 7 % en Allemagne.
Face à ce retard, l’État entend accélérer la transition. Les aides à l’achat de poids lourds électriques ont récemment été renforcées, pouvant atteindre jusqu’à 100 000 euros pour les modèles les plus lourds.
Le ministre chargé des Transports, Philippe Tabarot, voit dans le projet angevin « une très bonne nouvelle pour l’électrification du transport routier de marchandises en France ». Selon lui, cette production permettra de « renforcer l’offre de camions électriques produits en France » tout en accompagnant la transformation d’un secteur encore largement dépendant des énergies fossiles.
Une victoire pour l’industrie angevine
Pour Sébastien Martin, ministre délégué chargé de l’Industrie, le choix d’Angers dépasse le simple cadre économique.
« En choisissant la France pour développer sa production de camions électriques, Scania adresse un message clair : notre pays est une terre d’industrie, d’innovation et d’avenir », estime-t-il.


