Un vaste recensement des mammifères marins s’organise sur le littoral de Normandie

La biodiversité côtière sera sous haute surveillance à la mi-juin. Selon les informations publiées par le média La Presse de la Manche, les rivages de la région vont faire l’objet d’un grand comptage participatif des cétacés et des pinnipèdes afin d’épauler les chercheurs dans leur mission de préservation environnementale.
La mobilisation citoyenne le long des côtes
Du Tréport jusqu’au Mont-Saint-Michel, les habitants et les promeneurs sont invités à scruter l’horizon marin lors des journées du 12, 13 et 14 juin 2026. Sous l’impulsion du Groupe d’étude des cétacés du Cotentin et du Groupe mammalogique normand, appuyés par l’association environnementale Avril, ce grand comptage annuel repose entièrement sur la participation du public. L’objectif est d’inciter le plus grand nombre à s’armer de jumelles ou de longues-vues pour repérer la faune locale. Toutes ces observations permettront aux scientifiques de consolider leurs bases de données, une démarche indispensable pour améliorer les programmes de protection de ces espèces.
L’identification précise des différentes espèces
La Manche abrite une faune particulièrement riche qui réside à l’année près des rivages ou qui ne fait qu’y transiter. Les participants auront ainsi l’opportunité d’apercevoir des groupes de dauphins, reconnaissables à la forme singulière de leur nageoire dorsale, véritable empreinte d’identification de l’animal. Les passionnés de nature devront également distinguer les différentes populations de phoques. Le phoque gris, avec sa tête allongée, privilégie les zones rocheuses, tandis que le veau marin, caractérisé par son museau court, affectionne tout particulièrement les bancs de sable pour se reposer.
Une plateforme dédiée pour centraliser les données
Pour garantir la fiabilité de ce recensement scientifique, les organisateurs ont mis en place des sessions de formation en amont de l’événement dans plusieurs communes de la région. Ces temps de rencontre permettent d’enseigner aux volontaires les bons réflexes d’observation et les méthodes d’identification. Une fois sur le terrain, chaque signalement devra être enregistré sur la plateforme numérique et gratuite ObsEnMer. Cet outil de sciences participatives facilite considérablement le travail des chercheurs en centralisant l’ensemble des informations récoltées, avec l’espoir de dépasser les cent vingt-deux signalements enregistrés lors de la précédente édition.


