
À l’appel d’une intersyndicale nationale, une journée de grève interservices paralyse le réseau ferroviaire ce mercredi 10 juin 2026. En Sarthe, la mobilisation s’est traduite par d’importantes suppressions de trains et un rassemblement de plus d’une centaine de cheminots devant la gare du Mans pour contester l’ouverture à la concurrence et réclamer des hausses salariales.
Les prévisions de trafic : un TER sur deux et des TGV annulés
Les usagers du rail sarthois doivent composer avec de fortes perturbations tout au long de la journée. Les prévisions de la SNCF font état d’un plan de transport réduit de moitié pour les TER circulant dans la région, tandis qu’un TGV sur trois a été purement et simplement annulé sur les grands axes reliant Le Mans.
D’après Ici Maine, ce mouvement social, initié par les quatre organisations syndicales représentatives (CGT Cheminots, Unsa Ferroviaire, Sud Rail et CFDT Cheminots), est prévu pour durer 24 heures. Un retour progressif à la normale sur l’ensemble du trafic ferroviaire est envisagé pour la matinée du jeudi 11 juin, à partir de 8 heures.
Pouvoir d’achat et ouverture à la concurrence au cœur des revendications
En fin de matinée, au moins une centaine de grévistes se sont réunis sur le parvis de la gare du Mans pour relayer les revendications nationales. Les manifestants réclament en priorité une revalorisation salariale immédiate de 12 %. Selon Olivier Guix, secrétaire général de la CGT Cheminots dans les Pays de la Loire, ce taux correspond au rattrapage nécessaire pour compenser la perte de pouvoir d’achat subie par les agents face à l’inflation au cours des cinq dernières années.
L’autre motif majeur de colère réside dans le processus d’ouverture à la concurrence des lignes régionales. Les syndicats dénoncent la création de filiales locales distinctes au sein d’une même région, une réorganisation qui, selon eux, empêche la mutualisation des moyens techniques et humains. Les représentants du personnel redoutent qu’un tel morcellement du réseau historique n’engendre une détérioration des conditions de travail et une régression des acquis sociaux pour les agents.


