À l’Ehpad Euphrasie-Pelletier d’Angers, la vigilance renforcée face aux fortes chaleurs
Face aux épisodes de fortes chaleurs qui touchent le Maine-et-Loire, le préfet François Pesneau s’est rendu ce mercredi à l’Ehpad Euphrasie-Pelletier, en compagnie de la directrice générale de l’ARS Pays de la Loire d’Angers. Ils ont vérifié la bonne mise en œuvre du « plan bleu », le dispositif activé dans les établissements pour personnes âgées lors des épisodes de canicule.

« Nous surveillons nos résidents et nous renforçons la vigilance », explique Vincent Biret, le directeur. Préfecture et ARS ont échangé avec les équipes soignantes et les résidents pour s’assurer que les mesures prévues permettent de limiter les effets de la chaleur sur les personnes les plus fragiles.
À l’Ehpad Euphrasie-Pelletier, qui accueille 62 résidents, une chapelle climatisée est aménagée pour offrir un espace de fraîcheur accessible aux pensionnaires. Mais dans les autres parties du bâtiment, les températures restent difficiles à supporter malgré les dispositifs mis en place.
L’été caniculaire de 1976 et 2003
Au réfectoire, Martine reconnaît vivre cette période avec difficulté. « En ce moment, j’ai beaucoup de mal à supporter la chaleur. Pour dormir, c’est compliqué », confie-t-elle. Avec un sourire teinté de nostalgie, elle se remémore l’été 1976 : « À l’époque, je supportais beaucoup mieux… mais j’avais cinquante ans de moins. »

Pour les équipes soignantes, ces épisodes rappellent des souvenirs douloureux. Christelle, aide-soignante dans l’établissement, garde en mémoire la canicule de 2003. « En 2003, c’était l’horreur. Les gens décédaient tous les jours. Je ne souhaite à personne de vivre ça », témoigne-t-elle.
Depuis cette crise sanitaire qui avait profondément marqué les établissements accueillant des personnes âgées, les pratiques ont évolué.
Aujourd’hui, les équipes peuvent adapter l’organisation quotidienne : distribution de repas froids, surveillance renforcée de l’hydratation, accompagnement plus fréquent et accueil des résidents dans les espaces climatisés. Malgré ces améliorations, Christelle reste lucide : « On fait le maximum, mais il fait toujours chaud. »
Dans un contexte où les épisodes caniculaires deviennent plus fréquents, la visite préfectorale visait aussi à rappeler l’importance de l’anticipation et de l’adaptation des établissements pour protéger les résidents les plus vulnérables.


