
Un homme de trente-huit ans a été jugé en son absence par le tribunal correctionnel de Nantes pour des faits de violences commis sur son ancienne compagne aux Brouzils, selon les informations rapportées par Le Journal du Pays Yonnais. L’individu, qui consultait par ailleurs de manière assidue le profil en ligne de la victime à l’approche de l’audience, a écopé d’une peine d’emprisonnement assortie d’un sursis et d’une interdiction stricte de contact.
Une séparation conflictuelle marquée par des violences sous fond d’alcool
Les faits reprochés remontent au mois de février de l’année 2024 dans la commune des Brouzils en Vendée. À la suite d’une rupture intervenue après quinze mois de vie commune, l’individu, ne supportant pas la fin de leur relation, a multiplié les envois de messages hostiles envers la plaignante. La situation avait fini par dégénérer en violences physiques lorsque l’homme, fortement alcoolisé, avait asséné un coup de tête à la victime à la sortie d’un établissement de nuit, avant de lui porter une gifle au cours d’un trajet en voiture. À la barre du tribunal, l’ancienne compagne a fait part de sa lassitude face à ces procédures à répétition, tout en soulignant son inquiétude persistante face à l’attitude de l’individu qui consultait de manière quotidienne ses comptes sur les réseaux sociaux avant la tenue du procès.
Un refus systématique de coopérer avec les autorités judiciaires
Déjà condamné à cinq reprises par la justice entre 2011 et 2024 pour des délits routiers liés à la consommation d’alcool, le prévenu domicilié en Loire-Atlantique ne s’est pas présenté au Palais de justice de Nantes pour répondre de ses actes. Cette absence à l’audience s’inscrit dans la continuité d’un refus constant d’assumer ses responsabilités depuis le début de cette affaire. Le parquet avait pourtant tenté de privilégier une alternative au procès public en lui proposant une composition pénale, mais l’ouvrier n’avait pas jugé utile de réaliser le stage de responsabilisation imposé ni de verser les indemnités financières à la victime. Une procédure ultérieure de comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité avait également dû être abandonnée en raison de la défection de l’intéressé.
Une peine de prison avec sursis assortie d’une interdiction de contact
En tenant compte de l’historique judiciaire du prévenu et de son absence persistante, la magistrate a prononcé une condamnation à quatre mois de prison avec sursis simple, assortie de l’obligation d’effectuer à ses frais un stage axé sur la lutte contre les violences intrafamiliales. La juridiction a également prononcé une interdiction formelle d’entrer en relation avec son ancienne compagne pendant une période de trois ans, doublée d’une peine d’inéligibilité fixée à cinq ans. Sur le plan civil, le trentenaire devra verser à la victime cinq cents euros au titre des dommages et intérêts ainsi que mille euros pour compenser ses frais de justice, une condamnation assortie de l’exécution provisoire la rendant applicable dès le prononcé du jugement.


