Tribunal d’Argentan : une mère condamnée pour des violences intrafamiliales à La Ferté-en-Ouche

Le tribunal correctionnel d’Argentan a rendu son délibéré le mardi 7 juillet 2026 concernant une affaire de violences domestiques. Une femme a été reconnue coupable d’agressions physiques répétées sur ses trois enfants ainsi que sur son ancien compagnon.
Des violences commises dans le cadre du foyer
L’origine des faits remonte à l’année 2020, au cours de la période du premier confinement lié à la crise sanitaire, avant de se poursuivre en 2021. Les témoignages recueillis auprès des proches décrivent un quotidien marqué par des explosions de violence au sein de l’habitation de La Ferté-en-Ouche.
D’après Ouest France, devant les enquêteurs puis à la barre du tribunal, les deux filles de la prévenue ont rapporté avoir subi des agressions physiques, l’une décrivant des tiraillements de cheveux et des gifles, tandis que la seconde a fait état d’un coup de pelle porté au niveau de la tête. L’ex-conjoint a également dénoncé plusieurs coups de poing de la part de la mère de famille.
Le profil de la prévenue analysé à l’audience
Lors de son procès le mois dernier, la prévenue a partiellement reconnu la matérialité des violences, tout en cherchant à minimiser sa responsabilité en rejetant la faute sur les victimes. Elle a soutenu que ses enfants faisaient l’objet d’une manipulation psychologique orchestrée par leur père.
L’expertise psychiatrique versée au dossier a mis en avant que la prévenue, diagnostiquée bipolaire, présentait une incapacité majeure à se remettre en question ou à intégrer le ressenti et la souffrance d’autrui dans son mode de fonctionnement.
Huit mois de prison avec sursis et interdiction de contact
Suivant les réquisitions, les magistrats d’Argentan ont prononcé les sanctions suivantes :
- Une peine de huit mois d’emprisonnement assortie d’un sursis simple.
- Une interdiction stricte d’entrer en contact avec les victimes.
- L’interdiction formelle de se présenter au domicile de ses enfants.
- Les trois enfants du couple résident désormais de manière exclusive chez leur père.


