Une association locale milite pour l’inscription de la rade de Cherbourg au patrimoine mondial de l’Unesco

Créée pour valoriser la plus grande rade artificielle du monde, une association nord-cotentinoise intensifie ses démarches afin d’obtenir cette prestigieuse reconnaissance internationale, selon les informations rapportées par La Presse de la Manche. À l’issue de sa première assemblée générale, le collectif annonce la préparation d’une vaste campagne de mobilisation publique programmée pour la rentrée prochaine.
Une fédération inédite des acteurs institutionnels et maritimes
Fondée à l’automne dernier par des habitants et des passionnés du territoire, la structure associative réunit désormais un large panel de soutiens pour porter ce dossier d’envergure. Le groupe de travail collabore étroitement avec les collectivités locales, dont la mairie de Cherbourg et l’agglomération du Cotentin, ainsi qu’avec des instances de premier plan comme le musée national de la Marine et la Fondation du patrimoine. L’ambition assumée de cette démarche est de parvenir à démontrer la valeur universelle exceptionnelle de cette infrastructure maritime titanesque et de ses célèbres digues de protection.
L’appui décisif de nombreux experts scientifiques et internationaux
Pour consolider la solidité technique et historique de sa candidature, la structure présidée par l’ingénieur Philippe Dubourdieu a su s’entourer d’un bureau aux compétences très variées, regroupant notamment des profils académiques, financiers et de hauts fonctionnaires. Le projet bénéficie par ailleurs de l’implication directe de la Marine nationale, de l’Université de Caen ou encore du Service historique de la Défense. Cette assise scientifique dépasse même les frontières nationales grâce à l’apport documentaire d’organisations étrangères spécialisées dans l’architecture de défense côtière, des instances qui s’avèrent être régulièrement consultées par les comités d’évaluation pour la validation des sites.
Le lancement imminent d’une grande concertation citoyenne
Alors que la phase de recherche et de compilation documentaire touche à sa fin, les responsables de l’association préparent la transition vers une étape perçue comme cruciale dans le processus de labellisation. Dès le mois de septembre, un important programme d’actions tournées vers le grand public sera déployé sur l’ensemble de la presqu’île. Les porteurs du projet rappellent en effet qu’une telle reconnaissance patrimoniale mondiale ne pourra aboutir sans un soutien sans faille des décideurs politiques locaux, impérativement couplé à une appropriation forte et une mobilisation active de l’ensemble de la population locale.


