Des bouteilles de protoxyde d’azote abandonnées inquiètent des habitants à Angoulême

Huit bouteilles de protoxyde d’azote ont été découvertes abandonnées ce jeudi matin rue d’Iéna, à Angoulême. Une scène qui illustre un phénomène de plus en plus visible dans l’agglomération et qui suscite l’inquiétude des riverains face à la multiplication de ces déchets et aux dangers liés à l’usage détourné de ce gaz.
Un phénomène de plus en plus fréquent
En passant à vélo sur la rue d’Iéna, une habitante de l’agglomération a découvert huit bouteilles de protoxyde d’azote entassées au bord de la chaussée. « Je vois des bouteilles de protoxyde d’azote presque tous les jours quand je me rends au travail », déplore Virginie. « Ce n’est pas normal qu’il y en ait autant. Comment les consommateurs se les procurent-ils ? On en voit partout, sur les parkings, les ronds-points… Il faudrait faire quelque chose », ajoute-t-elle.
Une réglementation renforcée
Selon La Charente Libre, le protoxyde d’azote, parfois utilisé de manière détournée pour ses effets euphorisants, peut provoquer un manque d’oxygène, des pertes de connaissance, des vertiges ou encore des chutes et blessures. Sa vente est déjà interdite aux mineurs. Le Parlement a adopté le 21 juillet dernier le projet de loi « Ripost », qui renforce la prévention et la répression de son usage détourné. Le texte crée notamment un délit d’inhalation, passible d’un an d’emprisonnement et de 3 750 euros d’amende. La conduite sous l’emprise de cette substance pourra être sanctionnée de trois ans de prison et de 9 000 euros d’amende. À compter du 1er février 2027, la vente de protoxyde d’azote aux particuliers sera interdite.
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