Des caravanes lavées avec l’eau des bornes incendie provoquent la colère à Salles-sur-Mer

L’installation d’un groupe de voyageurs sur un terrain privé de Salles-sur-Mer en Charente-Maritime suscite de vives tensions en ce début de semaine. La municipalité a pris la décision de déposer une plainte face à de multiples infractions constatées, dénonçant notamment le détournement d’infrastructures de secours pour le nettoyage des véhicules en pleine période de sécheresse.
Une occupation de terrain sous haute tension
Arrivées dans la soirée du lundi 17 août, plusieurs familles ont pris position sur une parcelle agricole appartenant à un particulier. Bien que cette installation bénéficie de l’accord formel du propriétaire des lieux, elle s’est effectuée contre les recommandations expresses des représentants de la mairie et de la gendarmerie dépêchés sur place. Les membres de la communauté avaient en effet préalablement décliné deux propositions d’emplacements alternatifs dûment aménagés, formulées par les services municipaux et l’agglomération pour les accueillir.
Des risques soulevés pour la sécurité routière
Si l’occupation d’une propriété privée n’est pas illégale en soi dès lors que le propriétaire y consent, la configuration spécifique des lieux pose d’importants soucis de sécurité publique. Le campement sauvage se situe en bordure immédiate d’un axe de circulation communal décrit comme particulièrement sinueux et connaissant une forte fréquentation. Ce positionnement inadapté crée de fait un danger potentiel pour les riverains, les usagers de la route et les occupants du campement eux-mêmes.
Des infractions aux arrêtés préfectoraux liés à la sécheresse
Le point d’orgue de ce conflit réside dans l’utilisation illicite des ressources hydriques de la commune. Le groupe s’est raccordé sans autorisation à un point d’eau exclusivement réservé à la défense contre les incendies. Ce captage illégal a permis le lavage à grande eau des caravanes et des véhicules automobiles, une pratique strictement interdite par l’arrêté préfectoral en vigueur. Le département de la Charente-Maritime est en effet placé en état d’alerte renforcée depuis la mi-juillet, obligeant l’ensemble de la population à respecter de sévères restrictions d’usage. Face à ce cumul d’infractions, les autorités municipales ont officiellement saisi la gendarmerie.
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