Une enquête pour meurtre sur personne vulnérable a été ouverte après la découverte, dimanche 16 août au soir, du corps sans vie d’une résidente d’un Ehpad à Rennes. Mais les premières constatations médico-légales orientent désormais les enquêteurs vers une possible mort naturelle.

La découverte a suscité l’inquiétude dans un établissement pour personnes âgées de Rennes. Dimanche 16 août, dans la soirée, le personnel soignant a retrouvé une résidente sans vie dans son lit. Un détail, particulièrement troublant, a immédiatement conduit les autorités à envisager l’intervention d’un tiers : un oreiller se trouvait posé sur le visage de la victime.
Dans ce contexte, le parquet de Rennes a ouvert une procédure du chef de meurtre sur personne vulnérable. Les investigations ont été confiées aux services de la DCOS de Rennes, afin de déterminer précisément les circonstances du décès.
Une autopsie qui écarte plusieurs hypothèses
Les premières conclusions de l’autopsie apportent toutefois un éclairage différent. Les médecins légistes n’ont constaté aucun signe d’étouffement ni de strangulation sur le corps de la résidente.
L’examen a en revanche permis de mettre en évidence une infection interne très grave, ainsi que plusieurs éléments jugés largement compatibles avec une origine naturelle du décès.
À ce stade, le scénario d’une mort naturelle apparaît donc comme une piste importante pour les enquêteurs. Mais le parquet de Rennes se montre prudent et rappelle que l’enquête n’est pas terminée.
L’intervention d’un tiers ne peut pas encore être totalement exclue
Les analyses se poursuivent notamment sur le plan anatomo-pathologique. Elles doivent permettre de préciser les causes exactes du décès et de confirmer ou non les premières conclusions médicales.
« L’hypothèse de l’intervention d’un tiers » ne peut, à ce stade, être « formellement exclue », précise le parquet de Rennes dans son communiqué publié mardi 18 août.
Une prudence qui explique le maintien de la procédure judiciaire, alors même que les premiers éléments médicaux semblent davantage s’orienter vers une cause naturelle.
Une enquête toujours en cours à Rennes
Les enquêteurs doivent désormais confronter les résultats médicaux aux circonstances dans lesquelles la résidente a été découverte, ainsi qu’aux différents éléments recueillis au sein de l’établissement.
Pour l’heure, aucune conclusion définitive ne permet donc d’affirmer qu’il s’agit d’un homicide. Les analyses complémentaires seront déterminantes pour permettre au parquet de Rennes de déterminer les suites judiciaires à donner à cette affaire.