Dans l’Orne une ferme laitière pionnière inspire les futurs agriculteurs du camp Alterfixe

L’exploitation gérée par Nicolas Harivel à Montilly-sur-Noireau a récemment accueilli une dizaine de porteurs de projets dans le cadre du camp Alterfixe. Cette rencontre sur le terrain a permis à des novices désireux de s’installer en milieu rural de découvrir le fonctionnement d’une structure avant-gardiste en matière d’agriculture biologique.
Une histoire familiale tournée vers l’innovation
L’exploitation laitière, située au lieu-dit La Canne, s’inscrit dans un héritage familial fort. Fondée dans les années cinquante, cette ferme a su prendre des virages décisifs grâce à un esprit d’innovation constant. Le passage à l’agriculture biologique a notamment été opéré dès le début des années quatre-vingt, faisant de la structure l’une des véritables pionnières du lait bio dans ce secteur de Normandie. Aujourd’hui, l’exploitant gère seul un domaine s’étendant sur plus d’une centaine d’hectares et abritant un troupeau de quarante vaches laitières.
Un dispositif pour anticiper l’avenir
Cette visite de terrain s’inscrit dans un programme plus large porté par l’initiative Alterfixe, dont la cinquième édition s’est tenue dans l’Orne au mois de septembre. Ce dispositif vise à répondre à un défi démographique majeur, alors que de nombreuses fermes devront trouver des repreneurs d’ici la fin de la décennie. L’objectif est de créer des passerelles entre des professionnels en activité et des personnes non issues du sérail agricole, mais porteuses de projets variés allant du maraîchage à la brasserie paysanne, en passant par la boulangerie ou la production cidricole.
La transmission des savoirs encouragée
Soutenu activement par la communauté d’agglomération de Flers Agglo, cet événement met en lumière l’importance du lien humain dans le maintien du dynamisme agricole local. L’exploitant montillais, habitué à recevoir des écoles et des groupes, a partagé son riche parcours avec ces candidats à la reconversion. Si le propriétaire des lieux n’a pas encore planifié précisément la cession de ses propres terres, ces temps d’échanges privilégiés permettent d’amorcer doucement la réflexion autour de la transmission des savoir-faire et du patrimoine agricole régional.
en partenariat avec REGIEPRO


