À Saintes, une affaire de séquestration mène la police vers une importante saisie de stupéfiants

22/09/2026
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Venus interpeller les auteurs d’une violente séquestration, les policiers de Saintes ont découvert des armes et d’importantes quantités de drogue dans l’appartement des suspects. – Crédit DIPN49

Les faits se sont déroulés le samedi 12 septembre 2026. Alertés par le voisinage, les policiers portent secours à un homme retrouvé ensanglanté dans les rues de Saintes. La victime raconte avoir été piégée par quatre individus le soupçonnant d’un vol de neuf cents euros. Frappé avec une extrême violence, la bouche entravée par du scotch et menacé d’être torturé avec une pince, l’homme n’a dû son salut qu’à une fuite désespérée en sautant par la fenêtre de l’appartement.

Une perquisition fructueuse en centre-ville

Forts de ces déclarations glaçantes, les enquêteurs déploient immédiatement un dispositif pour investir le logement ciblé. L’opération permet l’interpellation rapide des quatre suspects, mais réserve surtout une surprise de taille aux forces de l’ordre. Lors de la perquisition, la police met la main sur un véritable arsenal comprenant une machette, un couteau équipé d’un poing américain et une arme de calibre 22 long rifle. En fouillant les lieux, les agents découvrent également neuf cent soixante-dix euros en liquide, ainsi qu’un stock de stupéfiants composé de deux cents grammes de cocaïne et de près de quatre cents grammes de cannabis.

De lourdes peines de prison ferme

L’exploitation du téléphone de l’un des agresseurs a par la suite permis aux enquêteurs de retrouver des vidéos attestant des violences infligées à la victime. Jugés devant le tribunal correctionnel de Saintes le vendredi 18 septembre, les quatre prévenus ont été condamnés à diverses peines incluant la détention de drogue. Les deux individus ayant reconnu avoir porté les coups écopent de cinq ans de prison ferme avec maintien en détention. Un troisième complice est condamné à quatre ans d’emprisonnement dont un avec sursis, tandis que le dernier suspect se voit infliger dix-huit mois avec sursis pour la simple possession des stupéfiants.

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