
Quatre hommes ont été condamnés par le tribunal judiciaire de La Roche-sur-Yon, lundi 21 septembre 2026, dans une importante affaire de trafic de cocaïne et d’héroïne. Le dossier, qui concernait plusieurs secteurs de la Vendée, s’étendait également jusqu’en Charente-Maritime et dans les Deux-Sèvres. Des faits de violences, de menaces, de recel et de blanchiment étaient également reprochés aux prévenus.
Un trafic qui dépassait les frontières de la Vendée
Les quatre prévenus, âgés de 37 à 45 ans, étaient jugés pour leur implication à différents niveaux dans un réseau de stupéfiants.
Au cœur du dossier se trouvait un homme présenté comme la tête du réseau, qui travaillait comme garagiste sans activité déclarée. Autour de lui intervenaient notamment un fournisseur, une personne chargée de conserver les produits et un autre homme présenté comme une petite main du trafic.
Le réseau ne se limitait pas à la Vendée. Les investigations ont également mis en évidence des ramifications en Charente-Maritime et dans les Deux-Sèvres.
Deux des prévenus étaient placés en détention provisoire avant leur procès, tandis que les deux autres comparaissaient libres.
Des violences et des menaces autour des dettes
L’affaire avait commencé à prendre une autre dimension après des violences commises dans le cadre du trafic.
En juin 2024, la mère d’un consommateur qui devait 3 500 euros avait notamment été menacée. Un coup de feu avait été tiré dans sa direction.
Un autre débiteur avait également été agressé avec une chaîne de vélo. Le dossier faisait encore état de menaces particulièrement graves contre une personne à qui il était reproché de devoir de l’argent, avec notamment la menace d’utiliser une tronçonneuse pour lui couper la main.
Les prévenus n’ont toutefois pas tous reconnu les violences qui leur étaient reprochées. Le fournisseur a notamment contesté avoir été violent ou avoir détenu une arme, tandis que d’autres versions ont été apportées à l’audience.
Ces faits s’ajoutaient aux poursuites liées au trafic de stupéfiants, au recel et au blanchiment.
Jusqu’à cinq ans de prison ferme
Le procès a également permis de mesurer l’importance de la consommation de cocaïne autour du réseau.
L’un des prévenus, présenté comme un fournisseur, a reconnu consommer quotidiennement entre 1 et 2 grammes de cocaïne, avec une consommation plus importante les week-ends.
Un autre homme a expliqué que son addiction avait notamment absorbé une partie d’un héritage de 120 000 euros, avec jusqu’à 2 000 euros dépensés chaque mois pour acheter de la cocaïne.
Le parquet avait requis des peines allant de sept ans de prison ferme à deux ans d’emprisonnement assortis d’un sursis probatoire.
Le tribunal a finalement condamné la tête du réseau à cinq ans de prison ferme et 5 000 euros d’amende. Le fournisseur a écopé de quatre ans d’emprisonnement, dont un an avec sursis.
Les deux autres prévenus ont chacun été condamnés à deux ans de prison, dont un an ferme, cette partie ferme devant être exécutée sous bracelet électronique.
Cette décision met ainsi fin au volet judiciaire de première instance de cette affaire importante de trafic de stupéfiants, qui associait activité de revente, consommation et épisodes de violences dans plusieurs départements.
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