En Charente, cette formation unique en France attire des futurs éleveurs d’autruches venus du monde entier

Depuis 2013, le lycée agricole de l’Oisellerie, à La Couronne, près d’Angoulême, forme des professionnels à l’élevage d’autruches selon La Nouvelle République. La nouvelle promotion compte 15 stagiaires venus de plusieurs régions françaises et de l’étranger.
Une formation unique en France
Ils viennent parfois de très loin pour apprendre à élever le plus grand oiseau du monde. Depuis 2013, le lycée agricole de l’Oisellerie propose chaque année une formation dédiée à l’élevage d’autruches.
La nouvelle promotion a débuté fin septembre 2026 avec 15 stagiaires. Plusieurs viennent notamment de La Réunion et de Guyane. En treize ans, environ 150 personnes ont déjà suivi cette formation, proposée au tarif de 770 euros.
Le programme couvre tous les aspects de l’élevage, de la réglementation à la commercialisation. Selon Karine Durand, secrétaire du CFPPA, la formation devrait devenir certifiante dès l’année prochaine.
Une filière qui reste difficile
L’élevage d’autruches s’est développé en France à partir de 1992, notamment après la crise de la vache folle. La filière compte aujourd’hui environ 50 éleveurs, contre 150 à ses débuts.
Plusieurs contraintes expliquent cette baisse. Peu d’abattoirs disposent des agréments nécessaires et la valorisation de la viande reste complexe. Une autruche peut peser près de 100 kg, mais seule une partie de l’animal est commercialisable sous forme de viande.
« Peu d’abattoirs ont un agrément. Et puis, sur un animal de 100 kg, vous sortez 30 kg de viande », explique Carole Minault, éleveuse en Charente-Maritime.
Des règles strictes
Malgré plusieurs décennies de domestication, l’autruche figure toujours parmi les espèces considérées comme dangereuses. Les personnes sans diplôme agricole doivent notamment effectuer trois années de stage avant de pouvoir s’installer.
Ces contraintes ne découragent pas les stagiaires. L’un d’eux préfère toutefois rester prudent : « Je garderai quand même mes distances. Je les crains un peu, ces grandes pattes. »
en partenariat avec REGIEPRO


