À Dompierre-sur-Mer, le projet de Super U de 2 000 m² stoppé par la CNAC

Le projet de Super U à l’entrée de Dompierre-sur-Mer vient de subir un nouveau coup d’arrêt. La Commission nationale d’aménagement commercial a rendu un avis défavorable le 23 juillet 2026, notamment en raison de l’artificialisation de près d’un hectare de terres. Le magasin et son drive ne pourront donc pas voir le jour en l’état.
À Dompierre-sur-Mer, le futur Super U avec drive ne verra pas le jour dans sa configuration actuelle. La Commission nationale d’aménagement commercial (CNAC) a rendu un avis défavorable le 23 juillet 2026 au projet porté à l’entrée de la commune.
Le dossier prévoyait la création d’un supermarché d’une surface proche de 2 000 m², accompagné d’un drive équipé de quatre pistes. Mais c’est surtout son impact sur les sols qui a pesé dans la décision de la commission.
Près d’un hectare de sols artificialisés par le projet
Le futur magasin devait prendre place sur une parcelle aujourd’hui majoritairement non artificialisée. Selon l’avis examiné par la CNAC, la réalisation du projet aurait entraîné l’artificialisation de 9 584 m², soit près d’un hectare.
Le porteur du projet avait pourtant demandé une dérogation au principe de non-artificialisation prévu par le Code de commerce.
La commission a reconnu plusieurs éléments favorables au projet. Le terrain se situe notamment dans la continuité des espaces urbanisés et à proximité immédiate de zones d’habitation. Le secteur connaît également une forte progression démographique.
Entre 2013 et 2023, la population de la zone de chalandise aurait progressé de 13,8 %, tandis que Dompierre-sur-Mer aurait enregistré une hausse de 25 % sur la même période.
Ces arguments n’ont toutefois pas suffi à obtenir la dérogation.
Un recours d’Intermarché avait déclenché l’examen national
Le projet avait reçu un premier feu vert de la Commission départementale d’aménagement commercial de Charente-Maritime, le 6 mars 2026.
Cette décision avait ensuite été contestée par la société ANEVIC, qui exploite un Intermarché à Andilly, à environ 14,5 kilomètres du futur Super U.
La CNAC a considéré que les zones de chalandise des deux magasins se chevauchaient suffisamment pour que le recours soit recevable. Le dossier a donc été examiné au niveau national avant que la commission ne rejette finalement le projet.
La circulation faisait également partie des critères étudiés. Le futur magasin devait se trouver à proximité de la RD137, un axe important entre La Rochelle et Rochefort. Selon l’étude présentée à la commission, les capacités des infrastructures routières seraient néanmoins restées suffisantes après l’ouverture du supermarché.
Pas de compensation prévue pour les sols concernés
L’un des autres points soulevés par la CNAC concerne l’absence de compensation de l’artificialisation.
Le projet prévoyait en effet de construire sur une surface actuellement peu artificialisée, sans transformer en contrepartie une superficie équivalente de sol artificialisé en sol non artificialisé.
La commission relève aussi que le terrain n’est pas situé dans le périmètre d’une opération de revitalisation de territoire, d’un quartier prioritaire de la politique de la ville ou d’une opération d’aménagement répondant aux conditions permettant de bénéficier d’une dérogation.
C’est donc principalement sur le terrain environnemental et réglementaire que le dossier s’est heurté au refus national.
Le futur commerce reste bloqué à Dompierre-sur-Mer
La décision ne remet pas nécessairement en cause toute possibilité d’évolution commerciale du secteur, mais le projet présenté à la CNAC est, lui, refusé en l’état.
Cette décision intervient alors que Dompierre-sur-Mer connaît une croissance démographique importante et que le projet entendait répondre à une population locale en hausse.
Pour le porteur du projet, un autre scénario devrait donc être nécessaire s’il souhaite poursuivre son implantation dans la commune, avec un projet susceptible de répondre aux exigences liées à la consommation des sols.
À ce stade, le Super U et son drive restent donc bloqués, alors que l’enseigne souhaitait créer une surface de vente de 1 507 à 2 000 m² selon les différentes configurations étudiées dans le dossier.
en partenariat avec REGIEPRO

