
Une enquête nationale menée par la rédaction d’ICI et la cellule investigation de Radio France révèle que les œufs prélevés dans la commune de l’Orne ne contiennent aucune trace de PFAS, à l’inverse de la majorité du territoire.
Les résultats d’une étude d’envergure sur la présence de substances per- et polyfluoroalkylées (PFAS) apportent une bonne nouvelle pour la commune de Sées. L’échantillon prélevé en avril dernier dans un élevage local ne présente aucune trace des quatre molécules toxiques recherchées.
D’après France Bleu / ICI, ce bilan s’avère particulièrement rassurant : sur les 91 prélèvements d’œufs de poules élevées en plein air effectués à l’échelle nationale et analysés par le laboratoire Labocéa, près de 60 % se sont révélés contaminés par ces molécules chimiques cancérigènes.
Des molécules indestructibles omniprésentes dans le quotidien
Surnommés « polluants éternels », les PFAS regroupent près de 10 000 molécules de synthèse utilisées depuis les années 1950 pour leurs propriétés imperméables et antiadhésives. On les retrouve dans les poêles antiadhésives, emballages alimentaires, textiles imperméables ou cosmétiques.
Quasi indestructibles, ces perturbateurs endocriniens s’accumulent au fil des ans dans la nature et les organismes vivants, favorisant le développement de cancers et de pathologies graves.
Des sources de pollution multiples
L’origine de ces contaminations demeure complexe à cibler. Selon les experts, les rejets industriels, les mousses anti-incendie, les déchetteries ainsi que les stations d’épuration (via leurs rejets d’eau ou l’épandage de boues sur les terres agricoles) constituent les principaux vecteurs de dispersion.
À Sées, l’environnement et la production locale d’œufs semblent pour le moment épargnés par cette menace sanitaire.
en partenariat avec REGIEPRO


