Blocus des lycées : plus de 4 000 manifestants à Angers selon la police
La mobilisation lycéenne et étudiante prend une nouvelle ampleur en Maine-et-Loire. Ce mardi 6 octobre 2026, plusieurs milliers de personnes ont convergé vers le centre-ville d’Angers pour cette nouvelle journée de mobilisation. La police annonce plus de 4 000 manifestants, tandis que la CGT revendique 7 100 participants. Depuis plusieurs jours, les blocus et fermetures d’établissements se multiplient dans le département.

La place du Ralliement s’est progressivement remplie ce mardi matin. À partir de 10 heures, lycéens, étudiants, enseignants, syndicats, représentants politiques et autres participants ont convergé vers le centre-ville d’Angers. Quelques heures après le début du rassemblement, la mobilisation apparaît nettement supérieure à celle observée lors des précédentes journées.
Selon les chiffres communiqués par les autorités, plus de 4 000 personnes participent au rassemblement angevin. La CGT avance de son côté le chiffre de 7 100 manifestants. Comme souvent lors des manifestations, l’écart entre le comptage des forces de l’ordre et celui des organisations syndicales est donc important.
Les lycéens au cœur d’une mobilisation qui dure
Cette journée du 6 octobre intervient après plusieurs jours de mobilisation dans les lycées du Maine-et-Loire. Depuis jeudi 1er octobre, plusieurs établissements ont été bloqués ou fermés, dans un mouvement qui touche également l’enseignement supérieur.
À Angers, la mobilisation s’est notamment étendue à l’université. La faculté des sciences a été fermée préventivement lundi, alors qu’un rassemblement était annoncé sur le site. D’autres actions concernant l’enseignement supérieur sont également menées dans le cadre de cette nouvelle journée de contestation.
Le mouvement dépasse désormais le seul cadre angevin. Des rassemblements et mobilisations sont également annoncés ou organisés à Cholet, Saumur et Beaupréau. Dans les établissements scolaires, les revendications portent notamment sur les conditions d’enseignement, les moyens accordés à l’éducation et, plus largement, sur la situation sociale des jeunes.
« Marre de survivre à leurs études »
Sur la place du Ralliement, l’Unef a également pris la parole devant les manifestants. Le syndicat étudiant a largement axé son intervention sur les moyens consacrés à l’enseignement supérieur et sur les conditions de vie des étudiants.
« Depuis des années, le budget alloué à l’enseignement supérieur a fondu comme neige au soleil », a dénoncé le représentant étudiant, estimant que les universités n’ont plus les moyens nécessaires pour assurer correctement leurs missions.
L’Unef s’est notamment inquiétée des projets ou mesures susceptibles de conduire à une réduction du nombre d’heures d’enseignement en licence, ainsi qu’à une diminution du nombre de places disponibles. Le syndicat dénonce également une éventuelle hausse des frais d’inscription.
Pour les étudiants mobilisés, la question dépasse donc largement les seules conditions d’études. « Les étudiants en ont marre de voir l’inflation et leurs bourses non revalorisées », a poursuivi le représentant à la tribune.
Le discours s’est ensuite voulu particulièrement offensif sur les conditions de vie des jeunes. « On en a marre de devoir travailler 35 heures en parallèle de leurs études. Marre de voir le personnel souffrir. Marre de se battre pour leurs droits. Marre de survivre à leurs études plutôt que d’étudier », a-t-il lancé devant la foule.
Une mobilisation qui veut peser sur le gouvernement
Cette nouvelle journée constitue un nouveau temps fort du mouvement lancé depuis plusieurs jours dans les lycées et désormais largement relayé dans l’enseignement supérieur.
À Angers, la présence de plusieurs milliers de personnes donne une dimension particulière à cette journée. Les lycéens occupent une place centrale dans le cortège, aux côtés des étudiants et des organisations syndicales.
Depuis le début du mouvement, les actions se sont multipliées dans plusieurs villes françaises. Les manifestants veulent maintenir la pression sur le gouvernement et faire entendre leurs revendications concernant l’éducation, les moyens accordés aux services publics et, plus largement, les conditions de vie des jeunes.
À Angers, la mobilisation devrait encore évoluer au fil de la journée. Après un rassemblement commencé en matinée place du Ralliement, les participants doivent poursuivre leur action dans le centre-ville. La situation autour des établissements scolaires et universitaires reste également suivie de près ainsi que près de la rocade angevine.
en partenariat avec REGIEPRO


