À Angers, un professeur emmène ses élèves prendre de la hauteur en montgolfière pendant le distanciel
Et si le distanciel permettait finalement de prendre de la hauteur ? Professeur au Campus de Pouillé, Stéphane Daupley a profité de deux journées de cours à distance pour emmener quatre élèves de Terminale dans le ciel angevin. Une expérience originale, mais surtout un véritable cours d’aménagement du territoire vu depuis une montgolfière.

Un cours d’aménagement du territoire à plusieurs centaines de mètres d’altitude
Stéphane Daupley est professeur au Campus de Pouillé, où il enseigne notamment l’aménagement du territoire. Il est également pilote de montgolfière. Lorsque deux journées de distanciel ont été imposées aux élèves, l’enseignant a donc imaginé une manière pour le moins originale de poursuivre son enseignement.
Avec l’accord des parents, Amaelle, Antoine, Xavier et Eloi ont pris place dans une montgolfière pour observer le territoire angevin depuis les airs.
Le principe n’était pas simplement de proposer une sortie insolite. En Terminale G, dans le cadre de l’option AET – Agronomie, Économie, Territoire -, les élèves doivent réaliser un travail de synthèse destiné à développer une véritable compréhension d’un territoire.
« Le survol en montgolfière offre une vision d’ensemble : c’est la première étape d’un travail qui se poursuivra en classe », explique Stéphane Daupley.
Le Campus de Pouillé vu depuis le ciel
Les différents vols ont permis aux élèves de découvrir des paysages familiers sous un angle totalement différent.
Lors du premier vol, Amaelle et Antoine ont notamment survolé le Campus de Pouillé à environ 1 000 pieds, soit près de 300 mètres d’altitude.
Le lendemain, Antoine et Xavier ont poursuivi l’expérience au-dessus d’Angers. Leur itinéraire les a notamment conduits au-dessus du Jardin du Mail, à environ 2 600 pieds, soit près de 800 mètres d’altitude.
Depuis la nacelle, les élèves peuvent ainsi observer les formes du territoire, les espaces naturels, les zones urbanisées, les infrastructures ou encore l’organisation générale de l’agglomération.
Observer avant d’analyser
Cette observation aérienne constitue la première étape d’un travail qui sera poursuivi en classe. Les élèves devront ensuite questionner les différents éléments qui permettent de comprendre comment un territoire se construit et évolue.
Ils s’intéresseront notamment aux déterminants physiques, comme la géologie et la topographie, mais aussi aux éléments naturels, avec la faune et la flore. Les facteurs humains seront également étudiés, notamment l’histoire, l’économie et les activités qui ont façonné les territoires observés.
La montgolfière devient ainsi un véritable outil pédagogique. En prenant de la hauteur, les élèves disposent d’une vision globale qui leur permet ensuite de revenir aux détails et de comprendre les évolutions du territoire.
Des élèves transformés en équipiers
Au-delà du cours, l’expérience a également permis aux quatre lycéens de participer concrètement à la préparation et au déroulement des vols.
Stéphane Daupley souligne d’ailleurs leur implication, les qualifiant d’« excellents équipiers ». Les vols nécessitent en effet également une organisation au sol.
L’enseignant remercie ainsi Pierrick et Romain, indispensables équipiers au sol, ainsi que le GAEC de La Thibauderie, à Saint-Georges-sur-Loire, qui a accueilli l’équipe lors de l’atterrissage. Une rencontre d’autant plus symbolique que l’interlocuteur du groupe était lui-même un ancien élève du Campus de Pouillé, de la promotion 2003.
Le projet a également bénéficié du soutien matériel d’Aerobulle, basée à Trélazé, partenaire du Campus pour ces projets pédagogiques.
Le « distanCiel », un cours qui prend de la hauteur
Dans sa publication consacrée à cette expérience, Stéphane Daupley résume l’idée avec un clin d’œil : « Cours en distanCiel ».
Une formule qui résume assez bien ces deux journées particulières. Alors que les élèves étaient normalement censés suivre leurs cours à distance, quatre d’entre eux ont finalement pris de la hauteur pour observer directement le territoire qu’ils devront ensuite analyser en classe.
Une manière originale de transformer une contrainte en expérience pédagogique, avec Angers et ses paysages comme salle de cours à ciel ouvert.
en partenariat avec REGIEPRO


