À La Rochelle, des lycéens de Valin veulent se faire entendre : « On n’a pas d’avenir si on ne se mobilise pas »

À La Rochelle, la mobilisation lycéenne se poursuit. Mardi, environ un millier de personnes ont défilé dans le calme. Parmi elles, Camille et Aurélien, deux élèves de terminale du lycée Valin, qui réclament de meilleures conditions d’apprentissage selon ICI.
« Un ras-le-bol général »
Aurélien explique que le mouvement est né d’une « colère, d’un ras-le-bol général ». Mardi, un peu plus d’une centaine d’élèves de Valin ont rejoint le cortège rochelais, encadrés par des enseignants, des parents et des syndicalistes.
Les lycéens dénoncent notamment le manque de moyens dans l’Éducation nationale et les conditions d’apprentissage dans leur établissement.
Des classes trop nombreuses
« On est 38 en spécialité mathématiques en terminale. Sur deux heures de cours, le prof n’a pas le temps d’aller voir chaque élève », témoigne Aurélien.
Le lycéen pointe le manque de professeurs et les effectifs trop importants. Les fortes chaleurs sont également dénoncées, avec des élèves contraints de travailler dans des salles surchauffées.
« On est inquiets pour notre avenir »
Camille évoque aussi la peur qui accompagne certains lycéens : « Peur de la police, peur des répressions, peur de plein de choses. »
Aurélien, lui, s’inquiète plus largement de leur avenir. « Je ne sais pas si notre monde va exploser sous les bombes dans un an, s’il va brûler d’ici cinq ans », lance-t-il. Pour lui, « on n’a pas d’avenir si aujourd’hui on ne se mobilise pas ».
Camille espère donc que le mouvement permettra d’obtenir de meilleures conditions et appelle à poursuivre le dialogue. Elle demande également que les personnes déscolarisées qui rejoignent les mobilisations ne soient pas stigmatisées : « Qu’est-ce qu’on offre comme avenir à des personnes qui sont déscolarisées ? »
en partenariat avec REGIEPRO


