Des enseignes bientôt retirées dans le centre-ville d’Angoulême : les commerçants ont jusqu’en février 2027

La mairie d’Angoulême, en Charente, rappelle aux commerçants du centre-ville qu’ils disposent de quatre mois supplémentaires pour mettre leurs enseignes en conformité avec le règlement local de publicité intercommunal (RLPI). Après plusieurs années de tolérance, la municipalité fixe désormais l’échéance à février 2027. Les établissements situés entre la gare et l’Espace Franquin, ainsi que dans les rues adjacentes, sont particulièrement concernés. Les commerçants qui ne respecteront pas les règles pourraient, à terme, être sanctionnés financièrement.
Six ans de délai pour adapter les enseignes commerciales
Adopté en 2021, le règlement local de publicité intercommunal encadre notamment l’apparence des enseignes commerciales afin de préserver l’esthétique du centre-ville et son patrimoine. La municipalité avait accordé un délai de six ans aux professionnels pour se mettre en conformité, en tenant compte des difficultés économiques liées à la crise sanitaire puis à la hausse des prix de l’énergie. « On est au terme de la séquence », explique Pascal Monnier, adjoint à l’urbanisme. Selon l’élu, la requalification des espaces publics doit désormais s’accompagner d’une harmonisation des devantures commerciales. Il précise que les commerçants ne sont pas systématiquement obligés d’investir dans une nouvelle enseigne : le retrait des installations non conformes peut parfois suffire.
Des règles précises pour les commerces du centre-ville
La démarche concerne prioritairement les commerces situés entre la gare d’Angoulême et l’Espace Franquin, ainsi que ceux des rues voisines. Seules les enseignes sont visées par cette mise en conformité, et non les vitrines. Le règlement impose notamment de respecter certaines limites de dimensions, d’éviter les débordements sur les façades voisines ou les trottoirs et de limiter les informations affichées. Les couleurs jugées trop agressives sont également déconseillées, tandis que les lettres découpées sont privilégiées par rapport aux grandes plaques. Pour Pascal Monnier, ces exigences répondent aussi à une question d’équité entre les commerçants qui ont déjà investi pour respecter la réglementation et ceux qui ne l’ont pas encore appliquée.
Jusqu’à 250 euros par jour de retard et par enseigne
La municipalité assure privilégier pour le moment le dialogue plutôt que les sanctions. Toutefois, les commerçants qui refuseraient de retirer ou de modifier leurs enseignes pourraient recevoir une mise en demeure. En cas de non-respect de cette procédure, une pénalité de près de 250 euros par jour de retard et par enseigne pourrait être appliquée. Selon la mairie, aucune sanction de ce type n’a encore été prononcée à Angoulême. Parallèlement, la Ville poursuit son travail sur les commerces vacants du centre-ville. Les résultats d’un appel à projets artistiques, auquel 33 candidats ont participé, doivent être annoncés en novembre.
en partenariat avec REGIEPRO


