Les enfants de l’école Victor-Hugo se régalent en mangeant local grâce à l’initiative du Grand Repas

Les élèves du groupe scolaire Victor Hugo ont pu profiter du repas de la Cheffe Amélie Polès ce midi à la cantine. Crédit Aidan Bossard

À l’occasion de la 7ᵉ édition du Grand Repas, les 23 communes partenaires de la cuisine centrale Papillote et Compagnie ont pu profiter d’un menu concocté par la cheffe du restaurant angevin La Réserve, Amélie Polès. Un repas local et de saison pensé pour faire découvrir de nouvelles saveurs aux écoliers.

Ce jeudi 8 octobre 2026 marquait la cinquième participation consécutive de la collectivité à cette initiative nationale. Pour l’occasion, la restauration collective d’Angers s’est tournée vers la cheffe Amélie Polès.

Mère de famille, la cuisinière a pu compter sur l’avis de sa fille pour élaborer un menu adapté aux quelque 15 100 enfants accueillis quotidiennement dans les cantines du réseau : « Ce n’était pas difficile. J’avais un bon baromètre à la maison ! Je lui émettais des idées et elle me disait ce qui fonctionnait », s’amuse-t-elle.

Des « petits testeurs » pour valider le menu

Réfléchi dès le printemps, ce repas a été imaginé, testé puis validé par les élus, mais surtout par les enfants eux-mêmes grâce au dispositif des « petits testeurs ». Une dizaine d’écoliers a eu pour mission de goûter les recettes en avant-première et de jouer les ambassadeurs du goût.

Au menu ce jeudi : un taboulé d’Anjou en entrée, un parmentier de canard à la butternut accompagné d’une salade verte au miel, puis un crumble poire-chocolat en dessert.

Sensibiliser au goût et au circuit court

Les assiettes vides à la fin du service ont témoigné du succès de l’opération à l’école Victor-Hugo, où s’étaient rendus la cheffe ainsi qu’Antoine Le Large, adjoint à l’Éducation de la Ville d’Angers et président de la SPL Angers Loire Restauration. Si le dessert a remporté le vote des mini-critiques, le plat principal et l’entrée ne tarissent pas d’éloges eux non plus : « D’habitude, je n’aime pas le canard, mais là c’était très bon, je mets 10/10 », glissait un élève.

L’objectif de cette journée est de sensibiliser les plus jeunes aux enjeux des circuits courts, de l’anti-gaspillage et de l’éducation au goût : « Il faut leur donner envie tout en les sortant de leur zone de confort, par exemple avec les épices ou le miel dans la vinaigrette, pour changer de ce qu’ils goûtent au quotidien », explique Amélie Polès. Des produits bruts étaient d’ailleurs disposés sur les tables à des fins pédagogiques.

Une édition 2026 réussie, qui a également séduit les adultes présents pour l’occasion.

Aidan Bossard

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