Mouvement lycéen à Angers : 28 interpellations depuis le 30 septembre, dont 10 mineurs déférés au parquet

Depuis le début des manifestations lycéennes, 28 personnes ont été interpellées et placées en garde à vue dans le ressort du tribunal judiciaire d’Angers. Dans un bilan communiqué ce vendredi 9 octobre 2026, le procureur de la République, Sylvain Barbier Sainte Marie, précise que 12 personnes ont été déférées au parquet, dont 10 mineurs.

Illustration. Crédit Police Nationale de Maine-et-Loire

Le mouvement lycéen qui se poursuit depuis la fin du mois de septembre donne lieu à plusieurs procédures judiciaires en Maine-et-Loire. Depuis le 30 septembre 2026, 28 personnes ont été interpellées et placées en garde à vue dans le ressort du tribunal judiciaire d’Angers, selon les chiffres communiqués par le parquet.

Parmi ces personnes, 12 ont été déférées au parquet, c’est-à-dire présentées à l’autorité judiciaire à l’issue de leur garde à vue afin que leur situation soit examinée. Dix d’entre elles sont mineures. Le procureur souligne par ailleurs que la majorité des personnes interpellées n’était pas connue de la justice.

Des infractions visant notamment les forces de l’ordre

Les faits relevés par les enquêteurs concernent principalement des infractions commises à l’encontre de personnes dépositaires de l’autorité publique. Ces faits ont conduit à 13 placements en garde à vue.

Neuf autres personnes ont été placées en garde à vue pour des faits d’attroupement en vue de commettre des violences ou des dégradations. Sept gardes à vue concernent des atteintes aux biens.

Ces catégories correspondent aux infractions recensées par le parquet dans le cadre des procédures ouvertes depuis le début du mouvement. Elles ne constituent pas, à elles seules, un bilan définitif des responsabilités individuelles ni des suites judiciaires qui seront données à chaque affaire.

Le parquet promet une réponse pénale rapide et proportionnée

Dans son communiqué, le procureur de la République d’Angers, Sylvain Barbier Sainte Marie, indique que ses services restent mobilisés pour assurer le suivi judiciaire des faits commis en marge des rassemblements. Le parquet travaille en lien avec les services de police et de gendarmerie ainsi qu’avec les autres acteurs concernés.

L’objectif affiché est d’apporter une réponse pénale « à la fois rapide et proportionnée aux infractions constatées à l’occasion de ces manifestations », précise le magistrat.

Le bilan est susceptible d’évoluer dans les prochains jours, au fur et à mesure que le parquet statuera sur les procédures encore en cours. Les chiffres communiqués à ce stade ne permettent donc pas de connaître l’ensemble des décisions judiciaires qui seront prises.

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