À Angers, le premier arbre des Jardins d’Amytis planté : 172 logements et un nouveau quartier en préparation
La plantation symbolique du premier arbre des Jardins d’Amytis a eu lieu ce vendredi 16 octobre, rue du Grand Montréjeau, à Angers. Porté par Marignan avec plusieurs bailleurs sociaux, le projet prévoit 172 logements répartis dans six bâtiments, un vaste espace paysager et des aménagements destinés à mieux intégrer la nature en ville. Les premières livraisons sont annoncées pour mars 2028.

Un arbre pour marquer le début d’une nouvelle étape. Ce vendredi matin, à l’est d’Angers, les acteurs du projet des Jardins d’Amytis se sont réunis rue du Grand Montréjeau pour planter le premier arbre de cette opération immobilière. Le geste est symbolique, mais le chantier est déjà engagé : les fondations sont réalisées et deux grues sont installées sur le site.
Pour Mike Mathelier, directeur régional de Marignan dans les Pays de la Loire, cette plantation marque « une étape concrète qui marque l’avancement d’un projet ambitieux ». Le responsable a également insisté sur le travail mené pendant plusieurs années avec les partenaires publics, les bailleurs sociaux, les architectes et les entreprises du bâtiment.
Le programme prévoit au total 172 logements répartis dans six bâtiments. Il s’inscrit dans la transformation d’une ancienne friche industrielle en un nouveau quartier associant habitations, espaces verts, stationnement et locaux d’activité.
172 logements, avec une place importante accordée à la nature
Le projet des Jardins d’Amytis ne se limite pas à la construction d’appartements. L’aménagement prévoit un cœur d’îlot paysager de 2 700 m², avec des cheminements piétons, des plantations, des espaces de convivialité et des carrés potagers destinés aux futurs habitants.
Une centaine d’arbres doivent être plantés sur l’ensemble du projet. Sept massifs végétalisés sont également annoncés. Selon les chiffres présentés par Marignan, 65 % de la surface totale doit rester non bâtie, contre 35 % consacrés aux constructions.
« Le végétal se met au service du bien vivre ensemble », a expliqué Mike Mathelier lors de la cérémonie. Le promoteur souhaite ainsi faire de cet espace central un lieu de rencontre, au-delà de sa fonction paysagère.
L’architecte Bruno Huet a, de son côté, souligné l’importance de cet îlot de fraîcheur dans la conception du quartier. L’organisation des bâtiments doit permettre de privilégier les logements à double orientation, la lumière naturelle et les vues sur les espaces extérieurs.
Le projet prévoit également le raccordement au réseau de chaleur urbain et annonce une conformité au référentiel environnemental RE2020, seuil 2022. La récupération des eaux pluviales fait aussi partie des dispositifs évoqués lors de la présentation du projet.
Christophe Béchu évoque la transformation de l’entrée est d’Angers
Présent lors de la plantation, le maire d’Angers, Christophe Béchu, a replacé cette opération dans une réflexion plus large sur l’urbanisation de l’est de la ville. Pour lui, les Jardins d’Amytis constituent l’une des premières étapes d’un ensemble de transformations qui doivent se poursuivre dans les prochaines années.
Le secteur concerné comprend notamment plusieurs sites appelés à évoluer, de l’autre côté de la voie ferrée jusqu’aux abords d’Espace Anjou. Le maire a cité les magasins généraux, l’ancien site du soccaro et le secteur de l’AFPA parmi les espaces sur lesquels des projets pourraient progresser. Il a également évoqué la possibilité d’une plus grande mixité entre logements et activités commerciales autour d’Espace Anjou.
« La suite, c’est l’entrée Est », a résumé Christophe Béchu, en présentant les Jardins d’Amytis comme une opération inscrite dans cette stratégie urbaine.
L’élu a aussi mis en avant un dispositif de gestion des eaux pluviales élaboré avec les services de l’eau et de l’assainissement. L’objectif est de permettre à l’eau de pluie de s’infiltrer sous la voirie et de limiter les conséquences des fortes précipitations. Le maire a décrit cette approche comme une manière de favoriser une « terre éponge ».
Cette évolution accompagne aussi le développement des déplacements à pied et à vélo. Les travaux engagés autour du pont Montaigne, notamment pour y aménager des trottoirs, s’inscrivent dans cette volonté de rendre le secteur plus accessible aux riverains autrement qu’en voiture.
Angers Loire Habitat investit plus de 18 millions d’euros
L’histoire du projet remonte à plusieurs années. Christelle Lardeux-Coiffard, présidente d’Angers Loire Habitat, a rappelé que l’organisme avait acquis une première partie du site en 2006. Une nouvelle étape a été franchie en 2013 avec la vente du terrain à un propriétaire privé, puis en 2018 avec la présentation d’un projet d’aménagement aux élus angevins.
La crise immobilière a toutefois contraint le montage initial à évoluer. Marignan a repris le projet et poursuivi le travail avec l’architecte Bruno Huet et les différents partenaires.
Pour Angers Loire Habitat, l’enjeu porte notamment sur la production de logements accessibles à des publics variés. L’organisme annonce 88 logements répartis dans trois bâtiments, dont 37 logements liés à la reconstitution de l’offre démolie dans le cadre du Nouveau programme national de renouvellement urbain à Belle-Beille et Monplaisir. Trente logements doivent s’adresser à des ménages qui rencontrent des difficultés pour se loger dans le parc privé sans pour autant être éligibles au logement social.
L’investissement annoncé par Angers Loire Habitat dépasse 18 millions d’euros. Il comprend notamment deux millions d’euros de fonds propres, des prêts auprès de la Banque des territoires à hauteur de 15 millions d’euros et un financement de 400 000 euros auprès d’Action Logement.
« Ce projet illustre notre volonté de favoriser la mixité sociale et le parcours résidentiel des Angevins », a déclaré Christelle Lardeux-Coiffard.
D’autres bailleurs participent à l’opération, notamment la Soclova et Tonus Territoires. La répartition des logements prévoit différentes catégories, entre logements sociaux, logements locatifs intermédiaires, logements abordables et logements relevant de l’usufruit locatif social.
Des appartements neufs à partir de 141 600 euros
Au sein de cet ensemble, la résidence commercialisée par Marignan sous le nom des Jardins d’Amytis propose une offre distincte de 17 appartements à l’achat, du studio au quatre-pièces.
Les prix annoncés débutent à 141 600 euros pour un studio. Les appartements de deux pièces sont proposés à partir de 166 300 euros, les trois-pièces à partir de 198 000 euros et les quatre-pièces à partir de 277 000 euros.
Chaque logement doit bénéficier d’un balcon ou d’une loggia. Des places de stationnement et des locaux à vélos sont également prévus.
Le secteur se trouve face au centre commercial Espace Anjou. L’arrêt de bus Montréjeau, desservi par la ligne 11 selon le promoteur, est situé au pied de la résidence. Le tramway est annoncé à environ dix minutes à pied, tandis qu’une piste cyclable longe le site.
Les prix communiqués sont des tarifs de départ et les disponibilités doivent être confirmées auprès du commercialisateur. Les mensualités indicatives mises en avant par Marignan reposent sur un emprunt de 25 ans, à un taux fixe de 3,25 %, avec un apport personnel de 20 %. Elles ne constituent pas une offre de financement.
Un chantier engagé jusqu’aux premières livraisons de 2028
Le calendrier présenté par Marignan prévoit les premières livraisons en mars 2028, avec une remise des clés échelonnée selon les bâtiments. Le promoteur évoque un chantier mobilisant notamment 370 pieux et 500 tonnes d’acier.
Pour Mike Mathelier, l’enjeu dépasse la livraison des logements. Il s’agit de transformer un ancien site industriel en un quartier où les futurs habitants pourront s’installer durablement et s’approprier les espaces communs.
Le nom du projet fait référence à Amytis, princesse associée par la légende aux jardins suspendus de Babylone. Une référence à la place accordée au végétal dans l’aménagement du site.
La plantation de ce premier arbre ouvre ainsi une nouvelle étape pour les Jardins d’Amytis. Les travaux doivent se poursuivre pendant les deux prochaines années, avant l’arrivée des premiers habitants au printemps 2028.
en partenariat avec REGIEPRO


