En Sarthe, sept sapeurs-pompiers formés pour intervenir à bord de l’hélicoptère bombardier d’eau Morane 72

Face à la récurrence des feux de forêt liée au changement climatique, le Conseil départemental renouvelle la location de l’appareil et renforce les équipages embarqués.
L’apprentissage des techniques d’intervention aérienne se poursuit pour les effectifs du Service départemental d’incendie et de secours (SDIS) de la Sarthe. Sept sapeurs-pompiers sarthois suivent actuellement un cycle de formation de deux jours, mené en situation quasi réelle dans le sud du Mans, afin d’être habilités à embarquer à bord de l’hélicoptère bombardier d’eau départemental.
D’après France Bleu / ICI, cet appareil, baptisé Morane 72 et financé par le Conseil départemental, s’est révélé déterminant lors de la saison estivale précédente en effectuant 68 interventions et 261 largages sur des départs de feux naissants.
Une expertise extérieure pour encadrer les procédures de largage et de sécurité
Pour mener à bien cet apprentissage technique, les stagiaires bénéficient de l’accompagnement de spécialistes extérieurs, à l’instar d’un officier chef de base venu de Corse-du-Sud pour partager son expérience des théâtres d’opérations méditerranéens, dont les conditions climatiques se généralisent à l’ensemble du territoire national.
Les entraînements consistent à coordonner les actions entre les équipes au sol et l’officier embarqué, à identifier les obstacles environnementaux et à cibler prioritairement les points sensibles pour protéger les habitations et sécuriser les périmètres d’intervention.
Un bilan opérationnel favorable qui pérennise le dispositif jusqu’en 2029
L’efficacité de cette solution d’intervention rapide a conduit l’exécutif départemental à renouveler la convention de location de l’hélicoptère pour les trois prochaines saisons, soit jusqu’en 2029. Capable de transporter une poche d’eau de 800 litres, l’appareil permet d’intervenir promptement avant l’embrasement des parcelles.
Les données communiquées par la direction des secours font état d’une baisse de près de 50 % des surfaces brûlées par rapport à la saison de référence 2022, et ce malgré une augmentation du nombre de départs de feux d’espaces naturels constatée sur la période.
en partenariat avec REGIEPRO


