En Vendée, une dispute sur un parcours de golf se termine par de lourdes condamnations

Après une bagarre à coups de clubs de golf à Talmont-Saint-Hilaire, trois hommes ont été condamnés par le tribunal judiciaire des Sables-d’Olonne. Un père et son fils écopent chacun de 30 mois d’emprisonnement, tandis qu’un médecin est condamné à une amende.

Une partie de golf qui dégénère

Le 23 juillet 2025, au golf de Bourgenay, à Talmont-Saint-Hilaire (Vendée), une dispute avait éclaté entre plusieurs joueurs. D’un côté, trois amis à pied ; de l’autre, un père et son fils en voiturette. À l’origine des tensions : le non-respect présumé de « l’étiquette », les règles de bienséance propres au golf.

La situation avait dégénéré en violences à coups de clubs. Le médecin, qui avait subi quatre semaines d’incapacité totale de travail (ITT), n’a pas pu reprendre son activité en raison de problèmes à la main et a dû anticiper son départ à la retraite. Le père avait obtenu deux jours d’ITT et son fils, 15 jours.

Le père et le fils condamnés à 30 mois de prison

Jugés le 4 septembre 2026 par le tribunal judiciaire des Sables-d’Olonne, les trois hommes étaient à la fois prévenus et victimes.

Le médecin a été relaxé pour les violences envers le fils, mais reconnu coupable de violences envers le père. Il écope d’une amende de 1 000 €, d’une interdiction de contact avec le père pendant trois ans et d’une interdiction de détenir une arme soumise à autorisation pendant cinq ans. Il devra également verser 1 000 € au père.

Le père et son fils ont, eux, été reconnus coupables des violences envers le médecin. Tous deux sont condamnés à 30 mois d’emprisonnement, dont 20 mois avec sursis simple.

Trois ans d’interdiction de revenir au golf

Le père et son fils ont également interdiction de contacter le médecin pendant trois ans, de détenir une arme soumise à autorisation pendant cinq ans et de paraître au golf de Talmont-Saint-Hilaire pendant trois ans. Ils sont aussi privés de leur droit d’éligibilité durant cette période.

Enfin, ils devront verser solidairement une provision de 20 000 € au médecin, dans l’attente d’une expertise médicale destinée à évaluer son préjudice.

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