À Chalais, l’euthanasie d’un chat lors d’une campagne municipale entraîne la démission d’une conseillère

Une élue locale a quitté ses fonctions au sein du conseil municipal à la suite d’un désaccord sur la prise en charge d’un animal qu’elle souhaitait adopter.
Une vive tension s’est développée au sein du conseil municipal de Chalais, commune située dans le département de la Charente. Une conseillère municipale a présenté sa démission pour protester contre l’euthanasie d’un chat recueilli sur la voie publique, alors qu’elle avait exprimé son intention de le prendre en charge à titre personnel.
D’après Charente Libre, l’événement s’est produit dans le cadre d’une campagne communale visant à contrôler la population de chats errants sur le territoire de la municipalité.
Un désaccord sur les protocoles sanitaires et l’identification de l’animal
L’animal, confié aux services municipaux pour une stérilisation, s’est avéré porteur du virus de l’immunodéficience féline (FIV). L’euthanasie a été pratiquée sans que l’élue, qui affirme s’être portée candidate à son adoption et avoir proposé de financer ses soins, n’ait été informée à temps pour intervenir.
L’ancienne conseillère déplore un manque de concertation et estime que des solutions alternatives auraient pu être appliquées pour préserver l’animal.
Le maire défend une procédure conforme au cadre réglementaire de la collectivité
De son côté, le maire de Chalais, Olivier Blancheton, rappelle que le protocole sanitaire a été appliqué conformément aux règles en vigueur. L’édile souligne que le félin ne comportait aucune puce électronique d’identification, obligation légale pour les animaux de plus de quatre mois.
Au total, l’opération municipale a permis la prise en charge de 90 chats sur la commune, donnant lieu à deux euthanasies décidées pour des motifs sanitaires par les services compétents.
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