La reprise d’un morceau controversé dans l’église de Soullans débouche sur le jugement du rappeur BORO700 à Paris

Après quinze années passées au sein des services de la ville d’Angers, un ancien agent contractuel conteste la fin de son contrat et réclame plus de 156 000 euros à la collectivité. L’affaire a été examinée jeudi 1er octobre devant le tribunal administratif de Nantes. La rapporteure publique propose une indemnisation de 5 700 euros.
Un an de prison avec sursis a été requis à Paris contre le rappeur BORO700 après la diffusion d’une vidéo tournée dans l’église de Soullans. (Image d’illustration / DR)

Une peine d’un an de prison avec sursis a été requise à l’encontre de l’artiste poursuivi pour apologie du terrorisme et menaces de mort.

Le tribunal correctionnel de Paris a jugé ce mercredi 21 octobre 2026 le rappeur BORO700, poursuivi pour apologie du terrorisme, apologie de crime contre l’humanité et menaces de mort sous condition. L’affaire a pris une dimension judiciaire nationale à la suite de la diffusion, début octobre, d’une vidéo tournée à l’intérieur de l’église Saint-Hilaire de Soullans, dans le département de la Vendée.

D’après La Nouvelle République, les images montraient neuf adolescents interprétant dans l’édifice religieux un titre de cet artiste suivi par 37 000 abonnés sur internet.

Une réquisition d’un an de prison avec sursis et de dix mille euros d’amende

Lors de l’audience, le ministère public a pointé les références explicites contenues dans la discographie du prévenu, évoquant notamment des auteurs d’attentats terroristes et des figures du régime nazi. La procureure de la République a estimé que ces textes valorisaient des actes criminels et a requis une peine d’un an de prison assortie du sursis, une amende de 10 000 euros ainsi qu’une interdiction d’accès de six mois à sa chaîne vidéo.

La défense de l’artiste a de son côté invoqué un défaut de culture historique et la jeunesse du prévenu pour contextualiser la rédaction des textes incriminés. La décision de la juridiction parisienne a été mise en délibéré au 14 décembre.

Ouverture de deux enquêtes judiciaires parallèles sur le volet vendéen

La diffusion de la séquence au sein de l’église Saint-Hilaire avait suscité de vives réactions locales et conduit le diocèse à dénoncer une atteinte commise dans un lieu de culte.

En parallèle du procès parisien, deux procédures d’enquête ont été ouvertes par les services de gendarmerie en Vendée pour apologie du terrorisme et menaces de mort, afin d’identifier précisément les responsabilités des participants impliqués dans la réalisation et la diffusion de la vidéo.

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