
Ce samedi 24 octobre 2026, 1 600 personnes ont manifesté au Mans (Sarthe) pour le deuxième acte de la mobilisation contre la vie chère. Après un défilé sur la rocade, une partie du cortège a tenté de rejoindre le centre-ville, interdit aux manifestations. Les forces de l’ordre ont fait usage de gaz lacrymogènes avant la dispersion des participants.
Le cortège change de parcours et se dirige vers la gare sud
La mobilisation contre la vie chère a rassemblé 1 600 manifestants au Mans, ce samedi 24 octobre, selon un point de situation de la préfecture de la Sarthe publié à 16 h 30. La manifestation s’est déroulée dans un contexte particulier, alors que le centre-ville est interdit aux rassemblements jusqu’au 27 octobre par arrêté préfectoral.
Parti peu après 13 h de la station de tramway Saint-Martin, entre l’avenue Jean-Jaurès et le quartier de Pontlieue, le cortège a d’abord défilé sur la rocade, à l’écart du périmètre interdit.
Mais la situation a évolué lorsque des manifestants ont pris la direction de la gare sud. Selon la préfecture, entre 100 et 200 personnes se sont détachées du cortège pour tenter de rejoindre le centre-ville. Les forces de l’ordre ont alors utilisé des gaz lacrymogènes.
Vers 16 h, sous la pluie, la manifestation s’était fragmentée en plusieurs petits groupes avant de se disperser complètement. « La manifestation meurt d’elle-même », a commenté un participant auprès d’ICI Maine.
Le centre-ville reste interdit aux manifestations
Cette mobilisation était soutenue par plusieurs organisations et syndicats, dont la CGT, la FSU et la Ligue des droits de l’homme. Des drapeaux du Poing Levé étaient également visibles dans le cortège.
L’interdiction de manifester dans le centre-ville avait été contestée devant la justice par plusieurs organisations. Le tribunal administratif de Nantes a toutefois confirmé la validité de l’arrêté préfectoral, pris après les violences survenues le samedi 17 octobre au Mans.
La décision précise néanmoins qu’il reste possible de déposer une déclaration de manifestation, que le préfet de la Sarthe devra examiner.
Au départ du cortège, Julien Cristofoli, du syndicat enseignant SNUipp-FSU, avait appelé les participants à éviter toute confrontation avec les forces de l’ordre. « Pas question d’aller à la confrontation », avait-il déclaré au mégaphone.
Une première action peu suivie au Carrefour de la Pointe
La mobilisation avait débuté dès le matin au Mans avec une première action au magasin Carrefour de la Pointe. Seule une dizaine de personnes s’y étaient rassemblées dans le cadre de ce deuxième acte national contre la vie chère.
Les participants avaient rapidement quitté les lieux. Le rassemblement de l’après-midi a donc constitué le principal temps fort de la journée au Mans, malgré les restrictions imposées dans le centre-ville et la dispersion du cortège.
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