La commune de Nieul-le-Dolent s’associe à un éco-organisme pour éradiquer les mégots de ses rues

La préservation de l’environnement local franchit une nouvelle étape en Vendée. La municipalité de Nieul-le-Dolent a officiellement acté un partenariat avec l’éco-organisme Alcome afin de lutter activement contre la pollution engendrée par les restes de cigarettes jetés sur la voie publique.
Un plan d’action articulé autour de la sensibilisation et du nettoyage
Lors de la séance du conseil municipal organisée le 12 octobre dernier, les élus locaux ont validé la signature de cette convention avec la structure agréée par l’État. L’intervention d’Alcome sur le territoire communal va se décliner selon plusieurs axes stratégiques. Le dispositif prévoit notamment une vaste campagne de sensibilisation auprès de la population via divers outils de communication, ainsi qu’une amélioration matérielle de la gestion de ces déchets par l’installation de nouveaux dispositifs urbains et la distribution de cendriers de poche. Par ailleurs, l’organisme apportera un soutien financier à la commune pour couvrir une partie des frais de nettoyage liés à cette pollution spécifique.
Une collecte par lots pour recycler la matière première
Au-delà du simple ramassage, le partenariat intègre une dimension d’économie circulaire. L’éco-organisme organisera des collectes de mégots par tranches de cent kilogrammes dans le but de les revaloriser et de les transformer en matière première. En échange de cet engagement écologique, la municipalité percevra une compensation financière annuelle fixée à cinquante centimes d’euro par habitant.
Un double enjeu environnemental et budgétaire
Cette démarche de salubrité publique, déjà expérimentée avec succès dans d’autres communes vendéennes, répond à une urgence écologique majeure. Les élus rappellent en effet le lourd bilan environnemental de cette pollution : un seul mégot jeté au sol peut contaminer jusqu’à cinq cents litres d’eau, tandis que son retraitement industriel nécessite l’utilisation de cent litres d’eau supplémentaires. L’accumulation de ces déchets sur la voie publique représente également une charge financière non négligeable pour les services d’entretien municipaux, tout en dégradant considérablement l’image de la ville.
en partenariat avec REGIEPRO

