
Le tribunal administratif de Poitiers a examiné ce mardi 3 novembre 2026 la demande d’indemnisation d’une usagère gravement blessée lors d’une chute à la déchetterie de Saint-Julien-l’Ars en août 2024. La victime réclame une importante provision financière, tandis que l’assureur de la collectivité refuse toute prise en charge en invoquant une non-conformité initiale des installations.
Une perte d’équilibre aux lourdes conséquences
Les faits remontent au 7 août 2024, en fin de matinée. Alors qu’elle déchargeait des sacs de déchets verts, la sexagénaire a pris appui sur le rebord d’une benne au moment exact où un chauffeur manœuvrait cette dernière pour l’évacuer. Déstabilisée par ce mouvement inattendu, la victime a basculé dans le vide pour atterrir en contrebas du quai de déchargement. Si elle a pu échapper de justesse à l’écrasement par un second contenant en phase de recul, elle a néanmoins subi plusieurs fractures consécutives à sa lourde chute.
Un litige financier autour de la conformité du site
Plus de deux ans après ce grave incident, le dossier a fait l’objet d’une procédure en référé devant la justice administrative pour un préjudice global estimé à plus de 60 000 euros. Face à cette requête, la compagnie d’assurances de Grand Poitiers, la SMACL, s’oppose à toute indemnisation de son côté. La défense de l’assureur s’appuie juridiquement sur les clauses contractuelles excluant la couverture des ouvrages ne répondant pas aux normes de sécurité. Au moment de l’accident, la plateforme de Saint-Julien-l’Ars était en effet totalement dépourvue de garde-corps antichute.
Une mise aux normes actée à la suite du drame
Face à ce défaut de protection, la collectivité a rapidement corrigé le tir. Entre les mois d’octobre et de décembre 2024, Grand Poitiers a déployé un vaste plan de sécurisation, faisant sceller des garde-corps sur le quai de Saint-Julien-l’Ars ainsi que dans l’ensemble des déchetteries de l’agglomération présentant une configuration similaire, modifiant au passage les habitudes de levage des usagers. Le tribunal administratif, qui s’est accordé un temps de réflexion, rendra sa décision concernant cette demande de provision le 12 novembre prochain.
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