Les trottinettes électriques et autres engins motorisés bannis de l’hypercentre d’Angoulême

Crédit AM – Pour assurer la tranquillité des piétons, la circulation des trottinettes électriques et autres équipements de déplacement motorisés n’est plus autorisée dans les principales artères de la préfecture charentaise.

Afin de garantir la sécurité des piétons, la municipalité charentaise a décidé d’encadrer strictement les nouvelles pratiques de mobilité urbaine. La circulation des engins de déplacement personnel motorisés (EDPM) est formellement interdite dans les artères centrales d’Angoulême depuis le mardi 3 novembre 2026.

Un périmètre défini pour apaiser l’espace public

Cette décision municipale fait suite aux vitesses souvent excessives constatées dans les zones à forte densité piétonne. L’objectif affiché est d’apaiser l’espace public et de favoriser une cohabitation sereine entre les différents usagers. Le périmètre d’interdiction englobe plusieurs axes majeurs de l’hypercentre : l’avenue de la République, les places du Temple et Aimable-Ricard, ainsi que les rues Ricard, Victor-Hugo, des Cordeliers, du Temple et Mathurin-Berthomé. Dans ces secteurs très fréquentés, les usagers concernés ont désormais l’obligation de mettre pied à terre pour traverser, ou doivent obligatoirement se reporter sur les voies de circulation classiques réservées aux autres véhicules motorisés.

Les appareils visés et les exceptions maintenues

L’interdiction de rouler s’applique à un large éventail d’équipements urbains. Sont directement ciblés les trottinettes électriques, les gyropodes, les monoroues, les hoverboards, les skateboards électriques, ainsi que les vélos électriques de type speed-bikes ou fatbikes motorisés, qui sont juridiquement assimilés à des cyclomoteurs.

En revanche, la municipalité maintient l’accès à l’hypercentre pour les mobilités non motorisées ou à assistance modérée. Les vélos classiques, les trottinettes mécaniques et les vélos à assistance électrique (VAE) conservent leur droit de passage. Leurs conducteurs sont toutefois tenus de rouler au pas et d’adapter rigoureusement leur allure à la fréquentation de la voie. Les véhicules bénéficiant d’une dérogation officielle, tels que les services de secours, la navette de centre-ville ou les camions de livraison respectant les horaires autorisés, ne sont pas non plus impactés par ce nouvel arrêté.

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