Maine-et-Loire
Trois arrêts cardio-respiratoires aux urgences : le CHU d’Angers apporte des précisions

À la suite du communiqué diffusé lundi 19 janvier 2026 par le syndicat Force Ouvrière, évoquant trois arrêts cardio-respiratoires survenus aux urgences du CHU d’Angers, l’établissement hospitalier a souhaité apporter des précisions. Le syndicat affirmait que ces patients seraient « décédés avant d’avoir pu être pris en charge par un médecin tant les urgences étaient saturées ».
« Aucun décès lié à un retard de prise en charge », selon le CHU
Dans sa réponse, le CHU d’Angers indique que, à sa connaissance, aucun des trois arrêts cardio-respiratoires mentionnés n’est en lien avec un retard de prise en charge médicale. L’établissement rappelle que l’organisation des urgences repose sur un triage médicalisé, fondé sur la gravité de l’état de santé des patients, conformément aux recommandations nationales, et non sur l’ordre d’arrivée.
Des analyses systématiques en cas de doute
La direction précise par ailleurs que tout décès pour lequel un délai pourrait être évoqué fait systématiquement l’objet d’une analyse approfondie, afin d’évaluer les conditions de prise en charge et, le cas échéant, d’améliorer les pratiques.
Une réalité quotidienne des services d’urgences
Le CHU rappelle également que les décès, en particulier aux urgences, font partie de la réalité des services hospitaliers. Les équipes prennent en charge chaque jour des patients dans des situations de grande vulnérabilité, parfois en état critique ou en fin de vie, malgré les soins engagés.
Près de 101 000 passages aux urgences en 2024
Pour rappel, les urgences du CHU d’Angers — adultes, pédiatriques et gynéco-obstétriques — ont enregistré près de 101 000 passages en 2024, illustrant l’ampleur de l’activité et la pression constante exercée sur les équipes soignantes.
Le respect du secret médical rappelé
Enfin, l’établissement souligne ne pas être en mesure de fournir davantage de détails sur les prises en charge évoquées, invoquant le respect du secret médical ainsi que la discrétion due aux proches des patients décédés.
