Charente
À Châteaubernard, le restaurant Wafu ferme ses portes en urgence après une vaste opération anti-fraude

Les autorités ont frappé fort dans le Cognaçais en début de semaine avec le contrôle inopiné d’un grand établissement de restauration. Selon un communiqué officiel diffusé par la préfecture de la Charente, le restaurant Wafu fait l’objet d’une fermeture administrative immédiate suite à la découverte de graves manquements sanitaires et sociaux.
Un péril immédiat pour la santé publique
L’opération s’est déroulée ce mardi 20 janvier 2026, mobilisant les services de l’État dans le cadre du comité opérationnel départemental de lutte anti-fraudes. Lors de l’inspection des cuisines et des locaux de cet établissement situé à Châteaubernard, les agents des services vétérinaires ont relevé des infractions majeures aux règles d’hygiène et de sécurité alimentaire. Face à la gravité des constatations et au danger direct que cela représentait pour les consommateurs, le préfet de la Charente a pris la décision radicale de fermer les lieux par arrêté dès le lendemain, mercredi 21 janvier.
Des employés sans papiers et de l’argent liquide
Au-delà de l’aspect sanitaire, les investigations menées par les enquêteurs ont mis en lumière une réalité sociale tout aussi sombre. Sur les dix-sept personnes contrôlées sur place, dix ressortissants étrangers se trouvaient en situation irrégulière sur le territoire. Le commissariat de Cognac, cosaisi par le parquet, enquête désormais sur des soupçons de travail dissimulé aggravé et de soumission de personnes vulnérables à des conditions d’hébergement indignes. Par ailleurs, les perquisitions ont permis la saisie de sommes d’argent liquide conséquentes, laissant présager un système financier occulte.
Une mobilisation massive des services de l’État
Cette descente de police ne doit rien au hasard et fait suite à plusieurs remontées d’informations inquiétantes. Pour mener à bien ce coup de filet, une force de frappe administrative impressionnante a été déployée. Pas moins de trente-six agents issus de diverses administrations, dont l’URSSAF, la direction des finances publiques, l’inspection du travail et la police aux frontières de Bordeaux, ont participé à l’opération. Les autorités préviennent que l’analyse des éléments recueillis pourrait déboucher sur de nouvelles sanctions administratives et des poursuites judiciaires sous l’autorité du procureur de la République.
