Vienne
Poitiers : des classes modulaires pour relancer l’école Andersen après les inondations

Après le spectaculaire dégât des eaux survenu fin décembre à l’école maternelle Andersen, la ville de Poitiers installe une quarantaine de préfabriqués pour permettre aux 89 élèves encore délocalisés de retrouver leur établissement d’ici la mi-mars selon France Bleu. Un retour progressif à la normale, alors que les expertises se poursuivent.
Quarante modulaires pour accueillir cinq classes
Le long de l’école maternelle Andersen, à Poitiers, le ballet d’une imposante grue attire les regards depuis ce jeudi matin. Une quarantaine de préfabriqués sont en cours d’installation afin d’accueillir cinq classes de petites et moyennes sections, jusqu’ici hébergées sur le site de l’espace La Fontaine.
Au total, 600 m² de modulaires seront imbriqués les uns aux autres. « Ils seront raccordés sur la cour actuelle de l’école pour que les enfants soient le plus possible intégrés au groupe scolaire », précise Sébastien Bardet, adjoint au directeur général adjoint Transition écologique, en charge du patrimoine, de l’énergie et des déchets à la Ville de Poitiers.
Ces structures temporaires comprendront cinq salles de classe, trois dortoirs, une salle de jeux ainsi que des sanitaires. Chauffés et climatisés, les modules doivent être installés sous quinze jours. L’équipe éducative disposera ensuite d’une semaine pour aménager les espaces et s’approprier les lieux. La municipalité espère une mise en service et l’accueil des élèves avant le 15 mars.
Les préfabriqués devraient rester en place au moins jusqu’à la fin de l’année scolaire.
Un retour attendu pour les familles
Depuis la fin décembre, les 89 élèves concernés étaient accueillis provisoirement à La Fontaine, à la suite d’un important dégât des eaux provoqué par l’explosion d’un radiateur et une vanne restée ouverte. Pour Hélène Paumier, adjointe à l’éducation, il était essentiel de permettre aux enfants de réintégrer leur école.
« Il faut réintégrer l’école pour le climat scolaire, tant pour les enfants que pour les familles », souligne-t-elle. Le retour sur site permettra aux élèves de retrouver leur cour de récréation et leur cantine, et aux parents de déposer leurs enfants sur le parvis comme les autres familles. « Il faut retrouver cette normalité », insiste l’élue.
Des expertises toujours en cours
Si l’eau a été évacuée, les conséquences du sinistre restent importantes. « Au total, 100 mètres cubes d’eau se sont déversés dans l’école », rappelle Sébastien Bardet. Des déshumidificateurs fonctionnent encore à l’intérieur du bâtiment afin d’éliminer l’humidité résiduelle.
« On est toujours sur une phase de circonscription du sinistre. On cherche à purger partout où l’humidité s’est infiltrée », détaille l’adjoint. À ce stade, il ne s’agit pas encore de travaux de rénovation ou de remise en état. Des analyses structurelles sont en cours sur les parties les plus touchées.
Entre les expertises, les premières interventions et l’installation des modulaires, la facture atteint déjà 500 000 euros.
Circulation et collecte des déchets perturbées
Conséquence directe du chantier, la rue de la Clouère est fermée à la circulation à compter de ce jeudi 12 février. La collecte des déchets ménagers en porte-à-porte est suspendue allée de la Gartempe. Les habitants sont invités à déposer emballages et ordures ménagères dans les bacs jaunes et noirs installés au point de regroupement, à l’entrée de l’allée.
