Éducation dans la Manche : vers une journée « écoles mortes » le mardi 31 mars

La colère gronde dans les salles des professeurs et les rangs des parents d’élèves de la Manche. Selon les informations de La Presse de la Manche, l’intersyndicale de l’Éducation (FSU, CGT, CFDT, Sud et SE-UNSA), rejointe par la FCPE, appelle à une journée de grève et de mobilisation massive le mardi 31 mars 2026.
Une soixantaine de fermetures de classes en vue
Le point de rupture semble atteint face aux prévisions budgétaires pour la rentrée prochaine. Les syndicats dénoncent une logique purement comptable qui s’apprête à frapper durement le département. Les chiffres avancés sont alarmants :
Une soixantaine de fermetures de classes sur l’ensemble du territoire ;
15 suppressions de postes (équivalents temps plein) dans les collèges ;
9 suppressions de postes dans les lycées généraux et technologiques.
Pour l’intersyndicale, ces coupes budgétaires sont en totale contradiction avec les discours officiels faisant de la santé mentale des élèves une priorité nationale : « Il n’est pas entendable d’exiger de plus en plus […] et d’ériger la santé mentale des élèves grande cause nationale quand en parallèle tout est fait pour diminuer l’encadrement humain ».
Des rassemblements dans les trois principales villes
Afin de peser sur les décisions de l’Inspection académique et du Ministère, trois points de ralliement sont prévus dans le département le mardi 31 mars à 10 h 30 :
Cherbourg : Place du Général-de-Gaulle (devant le théâtre) ;
Saint-Lô : Devant la préfecture ;
Avranches : Place Littré.
Vers de fortes perturbations dans les cantines et garderies
Au-delà de l’absence des enseignants, cette journée pourrait être marquée par de fortes perturbations dans les services municipaux liés à l’école. De nombreuses mairies du département s’attendent à des fermetures de cantines et de services de garderie si le personnel territorial suit le mouvement. Les parents d’élèves sont invités à prendre leurs dispositions dès à présent.
La FCPE, de son côté, soutient l’action pour pointer du doigt la dégradation des conditions d’apprentissage : des classes de plus en plus chargées qui ne permettent plus un suivi personnalisé des élèves en difficulté.


