Parc éolien Yeu-Noirmoutier : un chantier en mer achevé après dix ans d’efforts

Après dix années de développement, la pose de la dernière éolienne marque l’achèvement du parc éolien entre les îles d’Yeu et de Noirmoutier selon Actu.fr. Une étape clé pour la production d’énergie renouvelable en France.
Un chantier finalisé malgré les contraintes
Le parc éolien Yeu-Noirmoutier est désormais entièrement opérationnel. La 61e et dernière éolienne a été installée le 27 avril, mettant fin à un chantier en mer débuté en juillet 2023. « Avec des conditions météorologiques complexes ces derniers mois, la 61e et dernière éolienne a été installée le 27 avril », indique la société EMYN.
Si cette pose marque l’aboutissement du projet, la production d’électricité, elle, avait déjà commencé en juin 2025, au fil de la mise en service progressive des turbines. Aujourd’hui, le parc produit l’équivalent de la consommation annuelle de près de 800 000 personnes.
Une avancée pour la transition énergétique
Pour EMYN, cette mise en service complète représente « une étape structurante pour le territoire » et pour « l’atteinte des objectifs de développement de l’éolien en mer en France ».
Début avril, en visite sur le site, le ministre de l’Économie rappelait l’urgence d’accélérer ces projets : « 15 ans pour monter un projet, c’est trop long », affirmant la volonté de produire « de l’électricité décarbonée pas chère et en volume ».
Un ancrage local et des retombées régionales
La maintenance du parc est assurée depuis Port-Joinville, sur l’île d’Yeu, par une équipe de 66 personnes. Un choix inédit : « le positionnement de la base de maintenance sur l’île d’Yeu est une première mondiale », souligne le président d’EMYN.
Le projet a mobilisé 23 entreprises régionales, majoritairement des PME, et généré plus de 250 000 heures d’insertion professionnelle.
Un projet suivi et concerté
Un groupement scientifique a été créé pour étudier l’impact environnemental, avec notamment des expérimentations sur la faune marine. Les pêcheurs ont également été associés dès le départ. « C’est grâce à ces échanges qu’EMYN a pu adapter certaines caractéristiques du parc », précise l’entreprise.


