
Selon les informations dévoilées par Le Réveil Normand, le centre hospitalier ornais traverse une période de fortes turbulences sociales. La section syndicale locale appelle les soignants et les usagers à battre le pavé dans les prochaines semaines pour s’opposer à une restructuration majeure des effectifs et défendre le maintien des soins de proximité.
Une cinquantaine d’emplois menacés de disparition
La fronde s’organise activement au sein de l’établissement de santé face à l’annonce d’un plan prévoyant la suppression de cinquante-deux postes à temps plein. Pour les représentants du personnel, cette importante coupe dans les ressources humaines dissimule mal une menace directe sur le maintien de certains services essentiels, à commencer par le bloc obstétrique. Le projet de restructuration immobilière du bâtiment principal est en effet perçu par les grévistes comme un prétexte de la direction pour justifier une fermeture définitive de la maternité.
Un appel à défiler avec des poussettes
Afin de faire entendre leurs revendications, les employés préparent une vaste journée d’action programmée au mercredi 10 juin. Le rassemblement débutera en fin d’après-midi devant l’hôpital avec un appel hautement symbolique à venir défiler avec des poussettes. Cette initiative entend s’appuyer sur un solide soutien populaire, déjà matérialisé par le succès d’une pétition locale ayant récolté plusieurs centaines de paraphes en quelques heures, ravivant ainsi le souvenir de la mobilisation massive des habitants qui avait permis de sauver ce même service en 2015.
Les autorités sanitaires et politiques interpellées
Le parcours du cortège a été pensé pour faire étape devant les lieux de pouvoir de la commune, ciblant particulièrement la permanence du député du secteur et l’hôtel de ville. Si la municipalité n’a pour le moment formulé aucune réponse officielle aux courriers d’alerte envoyés par les organisateurs, ces derniers ont néanmoins réussi à obtenir une rencontre décisive avec l’Agence régionale de santé. Cet échange prévu à Alençon à la fin du mois de mai sera l’occasion d’exiger l’abandon immédiat des réductions d’effectifs et la fin d’une politique managériale fortement contestée par les équipes.


