
Le jeune skipper Amaury Guérin a bouclé sa traversée de l’Atlantique Nord en solitaire ce lundi 1er juin 2026, sous les applaudissements du public vendéen. À peine débarqué à Saint-Gilles-Croix-de-Vie, le navigateur de 24 ans a dévoilé son ambition majeure : s’aligner au départ du mythique tour du monde en 2028.
Un retour à la voile éco-responsable depuis les Antilles
Parti en septembre dernier des Sables-d’Olonne pour la Mini Transat, où il s’est illustré en décrochant une remarquable 3e place dans sa catégorie, le skipper-étudiant avait temporairement mis son voilier de 6,50 mètres en hivernage en Guadeloupe le temps de valider un semestre universitaire au Québec. Le 13 mai, profitant d’une fenêtre météo clémente, il s’est élancé pour un retour inédit par l’Atlantique Nord.
Cette traversée de 18 jours, officiellement homologuée par le World Sailing Speed Record Council (WSSRC), visait à prouver la faisabilité d’un retour par la mer pour les petits voiliers de course. Un choix technique fort, pensé comme une alternative écologique pour éviter le rapatriement traditionnel des bateaux par cargo et ainsi réduire l’empreinte carbone des défis maritimes d’après Ouest France.
Cap sur l’Everest des mers et la science participative
Devant la centaine de personnes réunies sur les pontons du port de plaisance pour célébrer son retour, le navigateur a immédiatement officialisé la suite de sa carrière. Il se lance dès à présent dans la préparation du Vendée Globe 2028, concrétisant un rêve de longue date à travers ce projet de circumnavigation en solitaire et sans escale.
Au-delà de la performance athlétique pure, ce futur défi conservera une forte dimension environnementale et scientifique. En collaboration étroite avec le collectif Plankton Planet, avec lequel il collabore depuis six ans, Amaury Guérin embarquera des outils de collecte pour étudier la vie invisible des océans. Ce travail d’observation du plancton marin servira de support pédagogique pour sensibiliser le grand public à l’importance de cet écosystème microscopique, indispensable à la régulation climatique et à la vie sur Terre.


