Dans le Maine-et-Loire, deux animateurs périscolaires suspendus après des signalements d’enfants
Une information judiciaire a été ouverte ce vendredi 19 juin 2026 par le parquet d’Angers visant deux animateurs périscolaires de la commune de Saint-Jean-de-Linières. Les deux hommes, âgés de 28 et 30 ans, sont mis en cause dans une enquête portant sur des faits présumés de viols et d’agressions sexuelles sur mineurs par personne ayant autorité.

L’affaire a débuté le 4 juin dernier. Ce jour-là, la mère d’un enfant de 4 ans a alerté la gendarmerie après que son fils lui a tenu des propos mettant en cause deux animateurs périscolaires intervenant à l’école Debussy.
Une enquête a immédiatement été confiée à la Compagnie de gendarmerie d’Angers. Les enquêteurs spécialisés ont procédé aux premières investigations, dont l’audition de l’enfant. Selon le procureur de la République d’Angers, Éric Bouillard, « l’enfant a confirmé des gestes inadaptés commis sur sa personne ».
Quelques jours plus tard, le 9 juin, les parents d’un deuxième enfant, également âgé de 4 ans, ont à leur tour signalé aux gendarmes des gestes déplacés qu’ils imputaient à l’un des animateurs. Entendu par les enquêteurs, l’enfant a confirmé les propos qu’il avait rapportés à ses parents.
Un troisième enfant doit encore être entendu. Il aurait tenu à sa mère des propos susceptibles d’évoquer des faits similaires.
Des animateurs suspendus rapidement
Dès le début de l’enquête, le parquet d’Angers a indiqué être resté en lien constant avec le maire de Saint-Jean-de-Linières ainsi qu’avec la direction académique de l’Éducation nationale. Les deux animateurs concernés ont été rapidement suspendus de leurs fonctions, par mesure de précaution.
Placés en garde à vue le 17 juin, les deux mis en cause ont été déférés au parquet d’Angers ce vendredi 19 juin. Ils ont tous deux nié les faits qui leur sont reprochés.
À l’issue de leur présentation devant la justice, une information judiciaire a été ouverte des chefs de « viols et agressions sexuelles sur mineurs par personne ayant autorité ». Le parquet avait requis leur placement sous contrôle judiciaire.
Entendus par le magistrat instructeur, les deux hommes ont finalement été placés sous le statut de témoin assisté.
« Apporter aux familles les réponses attendues »
L’instruction va désormais se poursuivre afin de déterminer précisément les circonstances des faits dénoncés. « L’information va se poursuivre pour tenter d’apporter aux parents des enfants concernés et de la communauté éducative les réponses attendues », a indiqué le procureur de la République d’Angers, Éric Bouillard.
Une réunion d’échanges avec les parents d’élèves s’est tenue jeudi 18 juin au soir à Saint-Jean-de-Linières. Le parquet, la gendarmerie, la mairie et les services de l’Éducation nationale étaient présents afin de répondre aux interrogations des familles.
« Les mesures de précaution sont prises et des inspections administratives vont se dérouler en parallèle de l’enquête judiciaire », a rappelé le procureur.
Les investigations judiciaires se poursuivent afin d’établir les circonstances exactes des faits signalés.


