
Marietta Karamanli, députée de la Sarthe et vice-présidente de l’Alliance parlementaire pour la bonne gouvernance et l’intégrité dans le sport, a fermement critiqué la gestion du Mondial 2026 par la Fifa. L’élue s’inquiète d’un arbitrage de plus en plus soumis aux intérêts financiers et aux pressions politiques.
Le “formatage commercial” des règles du jeu
La parlementaire sarthoise conteste notamment la systématisation des « pauses fraîcheur », introduites au rythme de quatre interruptions par rencontre. Bien que ces pauses soient officiellement présentées comme des mesures de protection de la santé des joueurs face au climat, la députée y voit une manœuvre économique. Selon elle, ce dispositif sert avant tout à créer de nouveaux espaces publicitaires télévisuels au détriment du rythme naturel et de l’équité du jeu.
Des soupçons d’ingérence politique directe
Selon Ouest France, l’autre point de crispation majeur soulevé par l’élue concerne l’annulation du carton rouge infligé à l’attaquant américain Folarin Balogun. D’après les éléments rapportés, cette décision administrative de la Fifa ferait suite à une intervention téléphonique directe du président américain Donald Trump auprès du dirigeant de la fédération internationale, Gianni Infantino. Pour Marietta Karamanli, cette situation caractérise une ingérence politique intolérable qui brise la neutralité et l’indépendance de l’institution sportive.
Un appel à la transparence
À travers ces deux exemples, la députée de la Sarthe met en lumière des failles structurelles profondes au sein de l’instance du football mondial :
- L’opacité totale des processus décisionnels.
- L’absence de règles claires, écrites et consultables par le grand public.
- La priorité donnée aux relations d’influence et aux profits financiers plutôt qu’à l’éthique sportive.


