Canicule : privé de fourrage par la sécheresse, un éleveur charentais contraint de vendre 20 % de son troupeau

Installé à Ansac-sur-Vienne, Christophe Hervy affronte une crise sans précédent causée par les vagues de chaleur répétées. Faute d’herbe sur ses parcelles pour nourrir son bétail, le responsable de la ferme biologique du Paupiquet a décidé de vendre 24 vaches afin de financer l’achat de fourrage.
Des parcelles calcinées par des températures extrêmes
Sur les 90 hectares de l’exploitation, les températures ayant atteint jusqu’à 44 °C à l’ombre ont intégralement brûlé la végétation. Sans possibilité de repousse et privé de la deuxième coupe de juin, l’éleveur a dû commencer à distribuer les réserves hivernales dès le milieu du mois de juin. Pour cet agriculteur en activité depuis plus de quarante ans, cette situation de pénurie d’herbe est inédite.
Une décision stratégique pour préserver la production laitière
Face au coût élevé du fourrage biologique importé et au renchérissement du transport, la vente d’une partie du cheptel vise à dégager la trésorerie nécessaire aux approvisionnements. L’arbitrage s’est fait de manière ciblée pour protéger le cœur d’activité de la ferme.
Selon France 3 Nouvelle Aquitaine, les animaux vendus ont été sélectionnés pour ne pas impacter la production quotidienne de lait. La ferme doit en effet continuer de fournir environ 35 000 pots de yaourt par semaine, distribués en circuit court aux hôpitaux, Ehpad et commerces situés entre Cognac et Limoges. Cette opération permet également de préserver l’activité des huit salariés de l’entreprise tout en surmontant les dégâts annexes provoqués par de récents épisodes de grêle sur les bâtiments.


