Influenza aviaire : un foyer détecté dans un élevage de 7 600 canards près d’Angers
Un foyer d’influenza aviaire hautement pathogène a été confirmé mardi 1er septembre 2026 dans un élevage de canards à Longué-Jumelles, dans le Maine-et-Loire. Une opération de dépeuplement des 7 600 canards présents sur l’exploitation a été engagée. Des zones de protection et de surveillance ont été mises en place autour de l’élevage.

Le virus de l’influenza aviaire fait son retour dans le Maine-et-Loire. Un foyer d’influenza aviaire hautement pathogène a été confirmé ce mardi 1er septembre 2026 dans un élevage de canards situé à Longué-Jumelles, dans l’est du département.
Face au risque de propagation du virus à d’autres exploitations, le préfet de Maine-et-Loire a immédiatement pris un arrêté définissant deux périmètres réglementés autour de l’élevage contaminé. Une zone de protection s’étend dans un rayon de 3 kilomètres, tandis qu’une zone de surveillance couvre un rayon de 10 kilomètres.
Quelles communes sont concernées ?
Dans le premier périmètre, plusieurs communes sont concernées, au moins en partie : Cuon, commune déléguée de Baugé-en-Anjou, Brion, commune déléguée des Bois d’Anjou, La Lande-Chasles, ainsi que Jumelles, commune associée de Longué-Jumelles.
La zone de surveillance, beaucoup plus large, concerne également Bocé, Chartrené, Le Guédeniau et Le Vieil-Baugé, à Baugé-en-Anjou, Beaufort-en-Vallée, commune déléguée de Beaufort-en-Anjou, mais aussi Blou, Fontaine-Guérin, Longué-Jumelles, Mouliherne, Auverse, Saint-Philbert-du-Peuple et Vernantes.
Dans ces deux zones, les lieux où sont détenus des volailles ou des oiseaux captifs sont soumis à des règles sanitaires spécifiques.
Les mouvements de volailles interdits
La priorité des services de l’État est désormais d’éviter que le virus ne gagne d’autres élevages. Dans les périmètres réglementés, les mouvements de volailles et d’autres oiseaux captifs sont interdits, dans le cadre des mesures de lutte contre la propagation de l’influenza aviaire.
La surveillance sanitaire est également renforcée. Des contrôles post-vaccination supplémentaires sont prévus dans les élevages de canards vaccinés situés dans les zones réglementées. Des autocontrôles doivent également être réalisés dans les établissements commerciaux de volailles.
Les services de l’État, et notamment la Direction départementale de la protection des populations (DDPP), sont mobilisés aux côtés de l’éleveur concerné.
7 600 canards vont être dépeuplés
La découverte du foyer entraîne une mesure particulièrement lourde pour l’exploitation touchée. Une opération de dépeuplement des 7 600 canards présents dans l’élevage a été engagée afin de limiter le risque de diffusion du virus.
Pour les professionnels de la filière, la vigilance est désormais maximale. Les services de l’État appellent à appliquer « la plus stricte » des mesures de biosécurité sur l’ensemble du territoire.
L’objectif est notamment d’empêcher le virus d’entrer dans les élevages par l’intermédiaire de l’avifaune sauvage, qu’elle soit migratrice ou locale, mais également par les activités humaines. La biosécurité doit aussi permettre d’éviter une transmission du virus d’un élevage à un autre.
Les particuliers également concernés
Ces recommandations ne concernent pas uniquement les professionnels. Les particuliers qui possèdent des poules, canards ou autres oiseaux de basse-cour et d’ornement sont eux aussi invités à appliquer avec rigueur les mesures de biosécurité.
Le préfet rappelle ainsi que la prévention reste essentielle pour limiter les risques de contamination et de propagation du virus.
Pas de risque pour les consommateurs
La confirmation de ce foyer peut susciter des inquiétudes chez les consommateurs. Les services de l’État se veulent toutefois rassurants sur ce point.
La consommation de viande de volaille, de foie gras, d’œufs et, plus généralement, de produits alimentaires à base de volaille ne présente aucun risque pour l’Homme, rappelle la préfecture.
en partenariat avec REGIEPRO

