Canicules en Normandie : forte surmortalité dans les élevages et saturation des services d’équarrissage

Les vagues de chaleur successives de l’été 2026 ont provoqué une crise sanitaire inédite dans les exploitations agricoles normandes. L’explosion de la mortalité animale, particulièrement marquée dans la Manche, a provoqué l’engorgement complet des infrastructures d’équarrissage de la région.
Une hausse critique de la mortalité bovine et avicole
Les fortes températures estivales ont durement touché les élevages de la région, générant une hausse d’activité hors norme pour l’entreprise Atemax. Fin juin, le volume d’animaux morts a bondi de 150 % dans la Manche, le secteur de la volaille enregistrant même une mortalité multipliée par 13 par rapport à la normale.
D’après Ici Cotentin, la détérioration rapide des carcasses sous la chaleur a considérablement ralenti les chaînes de traitement de l’usine principale de Saint-Langis-lès-Mortagne (Orne) ainsi que dans les centres de collecte de Néhou et Saint-Hilaire-du-Harcouët.
Recours exceptionnel à l’enfouissement face à l’urgence sanitaire
Malgré le renforcement des effectifs, l’extension des horaires de travail et la réorientation des flux vers d’autres régions, les capacités logistiques ont vite été dépassées à l’échelle nationale.
Pour pallier les retards de ramassage et écarter tout risque épidémique, la préfecture de la Manche a dû prendre un arrêté d’urgence autorisant l’enfouissement encadré des cadavres d’animaux sur des sites dédiés.
Alors que le réchauffement climatique multiplie ces épisodes extrêmes, la profession agricole et les équarrisseurs cherchent désormais des solutions durables pour renforcer l’isolation des bâtiments et prévenir l’impact des fortes chaleurs sur le cheptel.
en partenariat avec REGIEPRO


