En Manche, menacée d’extinction, la moule des rivières fait l’objet de toutes les attentions pour sa sauvegarde

Présente sur Terre depuis l’époque des dinosaures, la mulette perlière a vu ses populations s’effondrer de plus de 90 % au XXᵉ siècle. En Normandie, biologistes et syndicats de rivières se mobilisent pour sauver ce bivalve centenaire, élément clé de la biodiversité aquatique.
Une espèce décimée par la surpêche et la dégradation de son habitat
Autrefois convoitée par la joaillerie en raison des perles rares qu’elle peut produire, la moule des rivières a longtemps souffert d’une exploitation excessive, aujourd’hui strictement interdite.
Pâtissant également de la pollution de l’eau et de la raréfaction des poissons hôtes (truites et saumons) indispensables au développement de ses larves, l’espèce peine à se reproduire naturellement dans son milieu d’origine d’après France 3 Normandie.
Un programme de réintroduction prometteur dans les cours d’eau normands
Pour enrayer ce déclin, des initiatives concrètes sont déployées, notamment sur l’Airou dans la Manche. Des larves y sont prélevées puis élevées dans une station spécialisée en Bretagne avant d’être réintroduites progressivement dans la rivière.
Suivies et numérotées par les chargés de mission environnementaux, ces moules ont vu leur population quadrupler en vingt ans sur ce secteur. Qualifiée d’« espèce parapluie », la mulette perlière permet, par sa protection, de préserver l’ensemble de l’écosystème aquatique local.
en partenariat avec REGIEPRO


