Une Angevine va rencontrer le pape Léon XIV à Notre-Dame : « Je me trouvais place Saint-Pierre lors de son élection »
Elle était à Rome lorsque la fumée blanche est apparue au-dessus du Vatican. Quelques mois plus tard, sœur Chantal Blanchet, installée à Angers, se retrouvera à Notre-Dame de Paris face au pape Léon XIV. Un rendez-vous particulièrement symbolique pour cette religieuse qui avait assisté, depuis la place Saint-Pierre, à l’annonce de l’élection de Robert Prevost.

Il y a des rendez-vous que l’on n’imagine pas quelques mois à l’avance. Pour sœur Chantal Blanchet, celui du vendredi 25 septembre à Notre-Dame de Paris aura forcément une saveur particulière. Cette religieuse installée à Angers participera aux vêpres célébrées par le pape Léon XIV lors de sa visite en France.
Quelques mois plus tôt, elle se trouvait déjà à quelques centaines de mètres du Vatican lorsque le conclave a choisi le successeur de François.
Elle était place Saint-Pierre au moment de l’élection
Sœur Chantal Blanchet, Petite Sœur de Saint-François d’Assise et responsable générale de sa congrégation, était à Rome en mai 2025 dans le cadre d’une réunion de l’Union internationale des supérieures générales.
Le hasard l’a alors placée au cœur de l’un des moments les plus suivis de l’année dans le monde catholique.
Elle se trouvait place Saint-Pierre lorsque le nom de Robert Prevost a été annoncé comme nouveau pape.
Dans un témoignage accordé au magazine La Vie, la religieuse angevine racontait cette expérience avec émotion. « Je me trouvais par hasard à Rome au moment du conclave », expliquait-elle, précisant qu’elle participait alors à la réunion de l’Union internationale des supérieures générales. « J’étais même sur la place Saint-Pierre lorsque son nom a été annoncé, ce qui a suscité une grande émotion chez moi », indiquait-elle à La Vie.
Une situation d’autant plus particulière qu’elle reconnaissait ne pas connaître auparavant celui qui allait devenir Léon XIV.
De Rome à Paris, un deuxième rendez-vous avec Léon XIV
Un peu plus d’un an après cette soirée historique, le chemin de sœur Chantal Blanchet va donc de nouveau croiser celui du pape.
Cette fois, ce sera à Paris. Le vendredi 25 septembre, Léon XIV présidera les vêpres à Notre-Dame de Paris. La célébration réunira notamment des évêques, prêtres, diacres, personnes consacrées et séminaristes venus de toute la France.
Sœur Chantal fera partie des personnes présentes pour ce temps de prière.
Pour cette religieuse vivant à Angers, le contexte est assez singulier : elle a découvert le nouveau pape au milieu de la foule, place Saint-Pierre, avant de se retrouver quelques mois plus tard parmi les personnes invitées à prier avec lui dans la cathédrale parisienne.
Une religieuse profondément attachée à Angers
Sœur Chantal Blanchet n’est pas seulement de passage dans le Maine-et-Loire. Elle est la responsable générale des Petites Sœurs de Saint-François d’Assise, dont le siège est installé rue des Ponts-de-Cé à Angers.
La congrégation est historiquement liée à l’Anjou. Elle a été fondée à Angers au XIXe siècle et dispose encore aujourd’hui de plusieurs implantations dans le département.
Son parcours l’a pourtant conduite bien au-delà de l’Anjou. Avant de rejoindre les Petites Sœurs de Saint-François d’Assise, elle a notamment été enseignante coopérante à l’étranger.
Dans un témoignage publié par le diocèse d’Angers, elle racontait notamment son expérience en Turquie et les rencontres qui ont progressivement nourri son parcours religieux. Elle expliquait avoir été attirée par « le service » et être partie « pour enseigner dans plusieurs pays du monde auprès des plus pauvres ».
Cette expérience internationale donne également une résonance particulière à son regard sur le monde et aux messages portés par le nouveau pape.
Que dira-t-elle au pape si elle peut lui parler ?
C’est sans doute la question qui accompagne désormais son départ pour Paris.
Après avoir vu Robert Prevost devenir Léon XIV depuis la place Saint-Pierre, sœur Chantal Blanchet va cette fois se retrouver dans la même cathédrale que lui.
La rencontre ne sera toutefois pas nécessairement un échange personnel prolongé. Les vêpres constituent avant tout un temps liturgique, organisé dans le cadre de la visite du pape en France.
Mais l’histoire restera singulière : une religieuse installée à Angers, présente par hasard à Rome lors de l’élection de Léon XIV, qui retrouvera quelques mois plus tard le pape à Notre-Dame de Paris.
Et si le temps d’une rencontre directe est court, le souvenir de la première restera, lui, bien présent. « J’étais même sur la place Saint-Pierre lorsque son nom a été annoncé », racontait-elle à La Vie.
Vendredi, elle ne sera plus dans la foule de la place Saint-Pierre. Elle sera cette fois à l’intérieur de Notre-Dame, à quelques mètres du pape Léon XIV.
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