Rivière par rivière, voici comment la Manche prépare la gestion de ses ressources en eau d’ici 2050

À l’issue d’un été 2026 marqué par de fortes tensions sur le réseau d’eau potable, la préfecture de la Manche réunit ce mardi 22 septembre les Assises départementales de l’eau. Acteurs publics, agricoles et industriels se concertent sur les volumes prélevables à l’avenir dans les nappes et les cours d’eau.
Une ressource sous pression dépendante des eaux de surface
Chaque année, environ 60 millions de mètres cubes d’eau sont prélevés dans le département, dont 37 millions destinés exclusivement à l’alimentation en eau potable.
Le reliquat se partage entre l’activité agricole (abreuvement du bétail et irrigation) et les besoins industriels.
Selon Ici Cotentin, la fragilité du réseau manchois réside dans sa forte dépendance aux cours d’eau : si 60 % de l’eau potable provient des nappes souterraines concentrées dans le Centre-Manche, les 40 % restants sont directement puisés dans les rivières.
Des territoires comme le Granvillais, l’Avranchin ou le Saint-Lois s’avèrent particulièrement vulnérables lors des périodes de sécheresse estivale.
Une étude scientifique en cours pour fixer les règles d’ici 2050
Pour anticiper les effets du changement climatique, le Syndicat départemental de l’eau (SDEAU) et la communauté d’agglomération du Cotentin ont lancé une étude d’envergure, soutenue par l’Agence de l’eau Seine-Normandie.
L’objectif est d’évaluer la baisse théorique des débits des rivières à l’horizon 2050 afin de déterminer le seuil d’eau qu’il sera possible de prélever sans altérer la biodiversité aquatique.
Attendus d’ici un an et demi, les résultats de ce travail prospectif permettront d’ajuster les autorisations de prélèvement et d’orienter les futures politiques de sobriété hydrique du département.
en partenariat avec REGIEPRO

